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L’ART HINDOUISTE, 57

remarque celle de la pagode de Tirovalour. Cet architecte appartenait, d’ailleurs, a ce peuple tamoul « qui compta parmi les plus grands constructeurs de temples du monde’ ». Les qualités maitresses de ces traités sont la clarté et la précision. Les deux plus parfaits semblent étre le Manasara avec ses quarante et un chapitres, et le Casyapa.

Au reste, s’ils n’avaient pas trop souvent surchargé a lVexcés leurs ceuvres avec des sculptures, ces architectes compteraient parmi ceux qui ont possédé au plus haut degré le don de la majesté et.de la grandeur. Jamais ils n’ont négligé ce qui pouvait augmenter les dimensions apparentes d’un ensemble. « Les lignes verticales se trouvent multipliées 4 dessein, et les lignes horizontales évitées soigneusement?. » Quand ils ont construit en pierre, comme en bien des points du Carnatic et de l’Orissa, ils ont assemblé leurs blocs avec une telle régularité et une telle perfection qu’il ne fut pas besoin de ciment pour parfaire les joints. Ils ont élevé 4 des hauteurs prodigieuses d’énormes cubes ou ces lourdes.corniches monolithes qui sont une des caractéristiques. de l’art dravidien. Ils montrérent que l’emploi de tous les matériaux leur était familier, au point d’employer des poutres de fer forgé, dont certaines ont plus de sept métres en long sur vingt-cing centimétres de large et d’épaisseur. Et, « conformément aux indications théoriques de la mécanique, elles sont plus épaisses a leur milieu qu’a leurs extrémités® ».

1, British Cyclopedia, t. Il, p. 594.

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