‹ L'art indienChapitre 25 sur 160 · Sylvain Lévi, loc. cit., Inde, p. 708, col · texte numérisé non relu

Sylvain Lévi, loc. cit., Inde, p. 708, col

2G. Le Bon, Civilisations, pee 3. Schnaase, loc, cit., p. 118.

FIG IG: ‘ PILTFR DU TEMPLE sRIRINGAM.

eux-mémes, auxquels on ne peut reprocher un excessif enthousiasme, reconnaissent « qu’il n’existe rien en Europe qu’on y saurait comparer? »,

C’est dans Vile de Sriringam, prés de Trichinopoly, que se dresse la célebre pagode consacrée a Vichnou. Une autre, plus petite, en est toute voisine, et elle est dédiée au dieu Civa. C’est le Yambuishuar, dont lorigine passe pour trés ancienne et dont le caractére architectural est plus pur. Mais cela tient sans doute asa plus haute antiquité, caril convient de reconnaitre, avec G, Le Bon, que « la perfection des monuments de l’Inde n’est nullement en rapport avec la date de leur construction; les plus anciens sont souvent les plus remarquables* ». Cela s’observe également en Europe. La différence effrayante qui s’établit entre larchitecture gothique et celle du xvme siécle, par exemple, prouverait, si Pon en était réduit a4 en examiner les ruines sans date, la vérité de cette assertion.

Le Jambuishuar, si l’on s’en rapporte aux inscriptions relevées, ne paraitrait pas antérieur au xv° siécle. Il ne faut pas oublier que cette époque vit s’élever des monuments merveilleux dans le Carnatic et le Coromandel, comme ces jolies forteresses de Ginjee, prés de Pondichéry, qui sont aujourd’hui classiques. Cependant on est porté a croire que le Jambuishuar de Sriringam remonte au x°® ou xi® siécle de notre ére*, date oufut érigé le grand temple de Civa, dans la méme ile. Des six cours délimitées par les enceintes du Jam-

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