H.-H. Cole, loc. cit., 4, et Langleés, loc. cit
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Crest que; le petit temple de Sriringam est un lieu de pélerinage trés fréquenté. Une fois l’an, on apporte .en grande pompe lidole de Civa ordinairement abritée dans la pagode de Vichnou, et on la place dans le por- * ‘tique du Tisarthamindri. Cette cérémonie attire une grande foule de dévots, qui entourent les Brahmes ivénérant le dieu auprés du petit étang sacré. Aprés :quoi on reporte Civa auprés de son rival Vichnou, -avec qui il a semblé, de tout temps, vivre sur le pied d’une parfaite entente, bien qu’ils cherchent a s’arroger le premier rang : « Tous deux ont un nombre égal de fidéles; si Vichnou l’emporte dans I’Hindoustan, - Civa prédomine dans le Dekkan. Civa posséde plus de temples, Vichnou compte plus de dévots'. » Mais, comme le fait remarquer le méme auteur : « la déyotion exclusive 4 une divinité oblige 4 ménager les sus- ceptibilités inquiétantes de ses rivaux, toujours heureux -de lui jouer un mauvais tour sur le dos de ses fidéles, Il importe autant de désarmer leur malveillancte que .de gagner la faveur du dieu préféré? », Et c’est pourquoi Civa et Vichnou, malgré les dimensions diffé- rentes de leurs temples, vivent en bonne intelligence dans Vile de Sriringam, Le sanctuaire central, ou Jambunath Swami, abrite un lingam en pierre sous son toit, qui est plat. Au nord, dans la cinquiéme enceinte, est un temple dédié a la déesse Lakmi, avec -portiques, salles 4 piliers, étangs, dont un est, affecté au culte de Brahma °*.
1. Sylvain Lévi, loc. cit., Hindouisme, p. 98, col. 1. 2. 1d.,.1bid., -p.-103;.COl: 1.