‹ L'art indienChapitre 7 sur 160 · Sylvain Lévi, loc, cit · texte numérisé non relu

Sylvain Lévi, loc, cit

3. L. Rousselet, Inde des Rajahs, 513. Cf. J. Prinseps, Essays

‘on Indian Antiquities, Londres, 1858, 2 vol. avec tables, par

Edward Thomas (Useful Tables). Les textes bouddhiques énumérent soixante-quatre espéces d’écriture. Mais tous les alphabets en usage aujourd’hui dans l’Inde se rattachent a alphabet indien d’Acoka « par une série de modifications faciles a constater dans les inscriptions postérieures, les monnaies et les manuscrits ». Sylvain Lévi, loc. cit., 705, avec une figure d’une des inscriptions d’Acgoka, On yerra plus loin que certains des

devaient entourer, 4 l’origine, les arbres sacrés, les sépultures des personnages vénérés, les petits monuments mégalithiques précédemment cités. Mais, aux derniers siécles avant le christianisme, elles sont l’accompagnement des topes, auxquels elles peuvent étre, parfois, un peu postérieures. Le travail du ciseau les a fouillées, ornées A profusion de motifs décoratifs variés, ’ animaux, de personnages, rendus avec un art déja sar de lui-méme, qui ferait croire que les sculpteurs indiens | n’en étaient pas 4 leurs premiers essais. Aussi a-t-on dit que ces balustrades avaient été ciselées par des artistes étrangers, égyptiens ou grecs, envoyés a Acoka par un Ptolémée. I] ne faut pas oublier que les Grecs étaient déja en rap ports constants avec le nord de VInde par la Bactriane, et qu’une architecture hellénique presque pure élevait ses monuments du cété de Peeshawer, comme nous l’expliquerons par la suite. On entend par tope ou stoupa un tumulus, bombé réguliérement, qui fut élevé primitivement sur un kist ou vase a reliques contenant quelque souvenir tangible du Bouddha, ou d’un Bodhisattva, d’un saint personnage! dont on conservait quelque ossement, voire méme l’empreinte du pied, qu’on se figurait facilement piliers attribués 4 Acoka étaient faits de fer. Beaucoup portent des inscriptions d’époques diverses, comme a Delhi; celui d’Allahabad, outre les. inscriptions d’A¢goka, en porte une de Samudra Gopta (380 av. J.-C.) et une de Jehangir (1605 de notre ére). Cf. Birwood, Industr. Arts, p. 112.

1. Le Bodhisattva, aspirant Bouddha, est un saint que ses mérites ont déja élevé a une condition supérieure, mais qui n’est pas encore Bouddha. S’il meurt dans: cet état, il va dans le ciel

Thoushita « qui est en quelque sorte l’antichambre du Nirvana». Milloué, loc. cit., p. 146.

due au Bouddha lui-méme. « Lorsque le Bouddha fut mort et son corps bridle, on fit, dit-on, quatre-vingtquatre mille parts de ce qui resta de ses ossements et des cendres du biicher. Ces reliques, distribuées aux assistants, furent disséminées par eux dans toute l’Asie orientale, ou un nombre égal de temples construits a cet effet durent les recevoir. La dévotion a ces reliques ‘ est extréme, il.n’est pas de miracle qu’on ne leur attribue. Du Bouddha, cette vénération s’étend jusqu’aux prétres, aux reliques desquels on consacre’des monuments spéciaux appelés stoupas’. » Le tope ou stoupa primitif devait étre le kist lui-méme, le dagoba, comme disent les hindouistes, dagoba que l’on retrouve dans les chaityas ou églises bouddhiques, et. quia la forme d’un cylindre terminé par un déme, sorte de stoupa en miniature. Sere Si l'on prend comme exemple le tope classique de Sanchi (fig. 1), on voit que-c’est un grand dome, fait de briques, recouvert par d’épaisses dalles de grés blanc qui lui font un revétement extérieur réguliérement appareillé. Le tope mesure trente-deux métres de diamétre; il se dresse, a dix-sept metres de hauteur, sur un soubassement haut d’un métre soixante centimétres, et se termine en une plate-forme horizontale qui supportait une sorte d’autel, surmonté lui-méme par deux parasols de pierre étagés. Ces diverses piéces du couronnement ont été renversées par des antiquaires anglais qui, en 1822, éventrérent le tope pour y pratiquer des fouilles sommaires. L. Rousselet, qui le visita au mois

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