FIG. 52. — BOUDDHA EN MARBRE
naturel : St (Travail moderne.)
juste, rappelant certaines productions de notre moyen 4ge, notamment les ivoires des xue et xiv° siécles.
Le parti décoratif du beau peigne en ivoire sculpté du méme musée (fig. 79) est du meilleur effet, avec ses compartiments symétriques, dont le plus important montre une divinité accroupie entre deux éléphants qui.semblent l’adorer. z
LAGI ts, L’ART INDIEN.
En somme, la sculpture indienne, telle qu’elle se présente & hous avec ses qualités et ses défauts, ne doit pas étre jugée avec nos principes occidentaux. Art avant tout décoratif, elle n’a jamais été prise par les Hindous comme manifestation indépendante du développement artistique. Au point de vue absolu, la statuaire n’existe pas en Inde. Jamais on y a eu Didée de faire une statue pour elle-méme, une statue isolée autour de laquelle on pit. tourner et que l’on considérat comme une ceuvre pouvant se suffire A elle-méme. Toujours la figure, fat-elle d'un homme, d’un dieu, voire d’un animal, est destinée a orner, a compléter un ensemble. Si elle est isolée, la plupart du temps elle s’arrange alors avec des éléments architecturaux qui font corps avec elle, l’adossent A un portique, labritent sous un dais. -L’expression calme et recueillie des visages, méme dans les actions les plus violentes, aide 4 Comprendre un autre cété de cet art avant tout théorique, rituel, asservi au sentiment religieux qui fut de tout temps le moteur le plus puissant de la race.
EMBLEME CAKTISTE,