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L. Rousselet, I’Inde des Radjahs, p

voyait encore un grand nombre de ces fresques en assez bon état. Le méme voyageur les déclarait admirables : « Ces fresques, que la main du temps a bien voulu épargner, ont pour la plupart conservé la vivacité primitive de leurs couleurs; elles forment un musée complet, peut-étre la premiére curiosité de cette terre si riche en souvenirs. Les colonnes sont ornées de guirlandes de fleurs, de masques et de dessins géométriques d’un got exquis; des rosaces, ou les personnages et. les animaux se mélent aux contours délicats des arabesques, couvrent les plafonds, et les murs sont divisés en panneaux a sujets divers, types, ‘costumes, moeurs de ces époques reculées : des religieux préchant au peuple, qui les écoute avec recueillement; des princes et des nobles adorant les emblémes sacrés; des processions ou l’on voit le roi a cheval entouré de sa cour, les éléphants portant des reliques, et toute la foule du cortége se rendant au temple; des combats acharnés; des siéges ot le choc des combattants, la rage des assiégés précipitant des pierres énormes du haut des murailles, les engins de guerre de toute sorte, sont reproduits avec une animation et une fidélité frappantes. A cdté de ces scénes tumultueuses, des groupes pleins de grace et d’expression représentent la vie privée; tous les secrets du palais, du harem ou du gynécée, du couvent, des écoles, nous y sont révélés’. »

Les épisodes de la vie du Bouddha, son existence premiére de prince indolent, sa profession d’ascéte, sa

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