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L, Rousselet, ’Inde des Radjahs, p

tentation (fig. 53) par les démons femelles revétus des formes les plus séduisantes, tiennent la plus grande place. Mais on voit aussi de véritables tableaux d’histoire, des réceptions d’ambassadeurs a la cour de Kosrou Parvis, les épisodes principaux de la vie de divers rois, tels ceux d’Anouradaphira.

La perspective, dans ces fresques, n’est pas toujours trés fidélement observée. Mais le rendu du mouvement, de la vie, est parfois saisissant. Rien des formules figées et théoriques des ceuvres byzantines ou persanes : « Les attitudes, les mouvements, les groupes, les foules ont été saisis et notés par des yeux affinés 1. » G. Le Bon n’a pas craint de déclarer qu’a Pépoque ou elles furent exécutées, c’est-a-dire vers le vii® siécle de notre ére, on n’aurait pas trouvé, en Europe, un artiste capable de les exécuter. Les couleurs les plus employées dans ces fresques, peintes sur les murailles préalablement revétues de stuc, sont le rouge, le bleu, le blanc et le brun. Les figures, hautes de deux ou trois pieds, ont leurs parties nues colorées en rouge clair imitant plus ou moins le ton de chair.

Malheureusement, il est impossible de savoir si ces peintures originales furent ou non les seules du genre et si les peintres hindous firent alors école. Le fanatisme musulman dut faire, en Inde comme ailleurs, son ceuvre néfaste?, partout ot pénétra Pislamisme, comme le christianisme, du reste, les fresques furent détruites complétement. La situation des monastéres d’Ajunta, perdus dans les orges sauvages du plus dif-

1. §.. Lévi, Jog. cit, ; 2. H. Cole, Catalogue, p. 65 et suiv.

-LA PEINTURE. * 1§t

‘ficile accés, les préserva sans doute du vandalisme des hordes de Tamerlan et des empereurs mogols. Cependant il en fut, parmi ceux-ci, qui protégérent les arts, comme Akbhar, dont l’opinion, sur la représentation

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FIG. §3. —- FRESQUE D’AJUNTA.

(Grande Encyclopédie.)

de la figure humaine, différait quelque peu de celle de ses coreligionnaires’..

La peinture indienne, sous les empereurs mogols, ne différe en rien de l’art persan; telle elle se présente dans les plus anciens manuscrits, sans originalité propre, et « le fini du travail ne -rachéte nullement le. défaut de composition et absence de perspective’ »,

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