H. Cole; loc. cit. p
2. G. Le Bon, loc. cit., p. 560. Voyez en outre Schnaase, loc. cit., p. 155. — Fergusson, Zhe Rockent Temples of India, Londres, 1842, préface, p. tv.
Sans doute Vhabitude toujours régnante d’enluminer les ceuvres sculptées fut-elle pour beaucoup dans le peu de développement qu’atteignit jamais la
‘peinture. Les artistes hindous étaient trop portés vers
la plastique pour se livrer volontiers a cet art théorique et raisonné qu’est la peinture, Leurs dessins actuels, quelle qu’en soit la valeur, sont schématiques comme des dessins de sculpteurs ou, pour mieux dire, d’architectes. Ils ne visent pas a leffet, n’usent qu’a regret du raccourci, ne modélent pas leurs plans,
toujours ils ont Pair d’enluminer une surface plate.
Et cependant, de tout temps, les Hindous surent préparer d’excellentes couleurs et fabriquer de merveilleux vernis. La technique ne leur manque pas davantage. Quand il s’agit de couvrir les marges d’un manuscrit ou les faces d’un coffret de délicats: ornements, ils ne faiblissent pas devant la tache, pourvu que le poncif arabe ou persan-soit 1a pour arréter les contours. On peut dire que, dans la peinture industrielle, il n’y a pas de décor franchement indien. ie fond. principal, si l'on peut dire, est toujours persan ou assyrien. Aussi serait-on porté a considérer comme
véeridique l’assertion de lempereur Baber, quand il
affirme dans ses mémoires que l’Inde ne connaissait pas les arts avant la conquéte musulmane, si l’on ne Savait pas que depuis longtemps le Penjab et le Sind
inondaient les marchés de leurs tissus historiés. Et
cette affirmation serait encore en contradiction absolue avec ce que nous lisons dans le théatre hindou AOR
1, Les descriptions de paysages sont communes dans Cakoun-
Se
any
il est sans cesse fait mention de portraits, de paysages et d’autres tableaux. Mais il convient de se défier en tout de l’esprit d’amplification propre aux Orientaux. M. E. Sénart en a fourni. un exemple absolument typique : « Un officier anglais, témoin, il y a quelques - années, d’une solennité religieuse dans l’Inde, avait été frappé de la pauvreté de l’ornementation et de VDaspect assez piteux du temple improvisé; le lendemain il découvrit avec stupéfaction, dans les journaux natifs, le compte rendu de la féte, ot s’épuisait, pour rendre hommage aux splendeurs déployées, tout le lyrisme de ' peintures dithyrambiques. C’est un trait de caractére