Birwood, Handbook to the Indian Court
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au xvi’ siécle, des ouvriers italiens et francais, appelés par les empereurs mogols, répandirent dans le Penjab les procédés d’incrustation de pierre précieuse dans le
marbre. Aujourd’hui encore, 4 Agra comme a Delhi, .
on fabrique couramment des plats (fig. 75), des plateaux (fig. 76), ou l’albatre retient des dessins courants ou des motifs ornementaux quelconques obtenus par des pierres colorées. et polies, tout comme les revétements du fameux Tadj d’Agra et autres édifices semblables’. Mais les objets ainsi décorés ne tardérent pasa tenter l'industrie des contrefacteurs. On Late
fitde fausses incrustations 4, ¢ouawt uw MARBRE POLL. en platre durci, en stuc Travail da Radjpoutana, colorié, comme on peut le
voir dans les sépultures royales de Golconde. Dans le Guzerat, le Kattiawar, le Sind, on fabrique de trés beaux instruments de musique dont le corps est couvert ‘dincrustations de nacre et d’argent. Dans le Penjab, a Hushiarpur, on fait encore de belles incrustations
1. C’est cet édifice, auquel travailla le Francais Austin ou Augustin, de Bordeaux, qui fut Vorigine de ces incrustations de pierre en Inde. On trouvera dans Birwood, The Industrials Arts of India, t. Il, ch. 1, une étude trés complete sur cette industrie comme sur celle'de la mosaique que les riches Hindous emploient couramment aujourd’hui pour revétir les planchers de leurs habitations. .
d’ivoire sur bois noir, d’aprés la tradition persane?.
On entend par travail de Vizagapatam des petits meubles ot les applications sont d'ivoire, de corne de buffle ou de cert, ou de piquants de porc-épic. Cette industrie est trés récente, tout comme celle de la gravure sur ivoire avec traits en creux remplis d’une substance noire. Les motifs ornementaux sont européens?,
En certaines régions de |’Inde, on recouvre les petits ouvrages en bois et méme les piéces d’ameublement, comme les lits, avec un vernis laqué qui retient des ornements peints, incorporés, du plus charmant effet.
1. Cf. J.-L. Kipling, Lahore Guide, 1876. — Cette industrie de l’incrustation en ivoire, en nacre ou en argent, que ce soit la tarsia ou la certosina italiennes, est, parait-il, sur le point de disparaitre, au moins dans ses manifestations les plus artistiques. On trouve parfois dans le Sind des violes ou des rebecs ainsi ornés avec une rare perfection, comme celui qui appartient a la femme d’un de nos agents consulaires et que je fis acheter A Mungalpire, en 1896, pour quelques roupies, 4 un musicien ambulant. Mais ces beaux objets sont rares. Celui-ci est d’autant plus interessant que sa caisse, en bois noir sculpté, reproduit la forme exacte d’un crane de chameau avec ses cavités orbitaires, element primitif des anciens instruments a cordes asiatiques. M. Lely (loc. cit.) a noté que si l’art de Vincrustation grossicre subsistait encore en Inde, la pratique délicate tendait a en disparaitre, excepté un seul artiste gui s’entretient dans la pratique de Vincrustation pour instruments de musique. Le travail hindou, dit de Mynpuri, est celui auquel se rapporterait le mieux cette incrustation de filigrane d’argent dans un bois dur. (Cf. Birwood, Joc. cit., II, p. 42.)
2. Un erudit anglais, le docteur Bidie, a fait une étude sur ces objets (Catalogue des articles envoyés de Madras a Calcutta en 1883). ll s’agissait, surtout de coffrets en bois de santal incrustés d’ivoire travaillé en reliet.ou chargé de gravures a l’eauforte avec les traits remplis par, un-ciment. noir. (Cf. Hendley, Memorials of the Jeypore exhibition, Londres, 1884, t. I.)
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Lindustrie des laques a pour siége principal la présidence du Bengale, Les manufactures les plus célebres -actuellement sont celles d’Elambazaar, dans le Beerbhum (division du Bardwam), de Lohar-Dugga, dans le Chotia-Nagpore, et de la région cétiére de Parulia, entre Jhalda et Ranchi. La plupart des objets en laque, que Yon trouve dans toute l’Inde, sont fabriqués sur place par des ouvriers nomades venus des régions ci-dessus mentionnées. A vrai dire, il ne s’agit pas 1a de véritables laques, au sens japonais et chinois, mais bien d’ceuvres en bois poli, ou en papier maché, peintes avec des couleurs a l’encaustique et des vernis habilement disposés par couches, dont la succession, bien ménagée, produit un miroitement diapré. Les capsules rondes a couvercle bombé, ou complétement sphériques, s’emboitant les unes dans les autres, 4 l’infini, sont une des spécialités du Sind. La plus extérieure est habituellement couverte de larges ceillets d’Inde, ou de quelques autres fleurs, ou bien d’animaux comme le paon, I’éléphant, le dromadaire, le bouquetin, V’antilope. Les bordures présentent un ornement courant pris dans un motif d’architecture ou avec éléments végétaux. Les couleurs, franches et tranchées, sont toujours vives et fraiches, imitant souvent les veines du bois, les vermiculations d’un épiderme de fruit, les marbrures d’une pierre jaspée. Les boites du Kashmir sont, en général, d’un travail plus fin. Les plus jolies ont la forme d’une tasse a couvercle hémisphérique et reposent sur un plateau creux en forme de soucoupe. La surface pourprée ou couleur de safran est couverte de fleurettes dorées, rehaussées de bleu, de vermillon; et des médaillons a
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contours sinueux, 4 fond plus sombre, interrompent de temps en temps la monotonie du fond trop chargé. Le parti général du décor est celui des beaux brocarts de l’Inde qu’on retrouve dans les plateaux et les cof-
frets laqués de Karnul (fig. 152). Dans '- ceux-ci, ’ornement perd souvent toute originalité et se confond avec les modéles courants en usage dans les soieries occidentales, dés le xvi° siécle, comme on peut le voir ici. Il faut encore mentionner les merveilleux bois et cartons laqués du Penjab et du Radjpoutana, dont de si beaux spécimens
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sont fournis par ces selles que Von voit souvent chez les marchands d’armes, et
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FIG. 83. NCOUX« alESSd deus ae
Mawrewen cs: Wwantwadi et de
(Musée -Guimet ) Mysore. Les four-
reaux de poignards
et d’autres armes, comme pointes de lances, javelines,
les carquois, nous donnent souvent de magnifiques
exemples de ces cartons peints et laqués ol, sur un
fond rose ou vermeil, les fleurs, les rinceaux servent de
cadre a des petits personnages, A des animaux peints
avec cette grace originale et singuliére par quoi se recommandent les ceuvres vraiment indiennes.