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FIGURINES EN BOIS HABILLEES D’ETOFFE

(Bombay.)

et de patie: Vécaille de tortue, telles sont les principales matiéres dot sont tirés la plupart des petits objets d’art indien. Les pierres tendres ou dures, comme . la stéatite, le jade, le diorite, les chalcédoines, les

agates, sont aussi employées trés souvent, ou bien imitées avec des compositions analogues a nos stucs. I] faut aussi mentionner les bois durs énumérés précédemment, et les pates de carton, les mastics a la gomme laque servant a faire les bijoux faux, les agglomérés de sciure de bois et de bouse de vache avec quoi Yon modéle tant de jouets, animaux ou figurines grotesques, qui, une fois secs, sont peints en blanc ou en rose, puis tachetés de macules éclatantes pour la plus grande joie des enfants.

La sculpture en ivoire a été de tout temps florissante en Inde. La matiére premiére est fournie par les animaux indigénes, mais les grands morceaux viennent d’Afrique, ou l’éléphant posséde des défenses beaucoup plus grandes que son congénére de l’Inde!. Les villesles plus réputées pour le travail de Divoire sont Amritsir, Patiala et Delhi, dans le Penjab; Bénarés, Behrampore et Murshedabad, dans le Bengale; Surate, Ahmedabad, Damam, Balsar et toutes les places du Guzerat méridional. I] faut encore citer Sattara, dans la région mahratte au sud de Bombay; Travancore, Vizianagaam et Vizagapatam, dans la présidence de

‘1. On sculpte aussi les défenses de sanglier. (Cf. Th.-H. Hendley, Memorials of the Jeypore exhibition, Londres, 1884, I, p. 48.) M. H. Cole a donné une trés bonne étude sur la sculpture indienne en ivoire (Notes on the Simla exhibition of 1881). Les travaux exécutés en ce genre par les Hindous ne peuvent, quelle que soit leur richesse et leur finesse, rivaliser avec ceux des Indo-Chinois et des Chinois. Hendley a remarqué qu’a mesure qu’on avance vers Vest, la sculpture en ivoire gagne en perfection. Déja, en Birmanie et en Assam, les ceuvres sont d’une exécution plus précieuse.

LES ARTS DECORATIEFS. 199

Madras, et aussi l’tle de Ceylan. La Dourga du musée Guimet (fig. 78) est un bon exemple de ces travaux. Mais ce n’est pas a la représentation des dieux que se consacrent le plus volontiers les sculpteurs en ivoire ou en os. Ceux de Surate se plaisent a faire des piéces d’échiquier curieusement travaillées, précieusement

Fic. 86.

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