‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 110 sur 159 · INRÔ EN LAQUE D'OB, DÉCORÉ SUR LE DESSIN DE NAONOBOU · texte numérisé non relu

INRÔ EN LAQUE D'OB, DÉCORÉ SUR LE DESSIN DE NAONOBOU

(Collection de M. de HcYédia. )

LES LAQUES

ment à la fin du xvne siècle (un Kadjikava fut appelé à la cour des Tokougava par le quatrième Shiogoun, et attaché à sa personne), égala en réputation celui des Koma. Les Kadjikava se sont rendus célèbres par leurs inrôs'. Ce fut précisément le quatrième Shiogoun Yétsouna qui les mit en vogue :

« Quand les daïmios venaient le saluer dans la salle de réception, celui-ci demandait à examiner les inrôs qu'ils portaient à leur ceinture. » (Note de M. Wakaï, communiquée par M. Burty.) Tout ce qui sortait de cet excellent atelier était d'une exécution irréprochable. Les intérieurs aventurinés des inrôs de Kadjikava, à grosses paillettes riches et vibrantes comme du sucre d'orge concassé, étaient très appréciés des connaisseurs. L'atelier de la famille Kiyokava jouissait aussi d'un grand renom.

Les noms de laqueurs connus deviennent de plus en plus nombreux à mesure qu'on approche de la fin du xvme siècle. Hôdzoui, Joka (ou Jokasaï, la particule saï devant être traduite par « maison de »), Horikoshi Masatsougou (qui a exécuté cette petite boîte en forme d'éventail, décorée d'une pivoine en relief, n°4 de la planche IV

i. Les inrôs sont ces petites boîtes de ceinture, à un ou plusieurs compartiments s'emboîtant, que nous appelons boîtes à médecine ou boîtes de pharmacie, et qui, en réalité, sont surtout des boîtes à parfums. Il y a peu de séries d'objets où les Japonais aient répandu avec plus de profusion les trésors de leur invention décorative et qui par cela même soient plus intéressants.

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