‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 111 sur 159 · INRO EN LAQUE DOR INCRUSTE DE NACRE, PAR H ANZAN · texte numérisé non relu

INRO EN LAQUE DOR INCRUSTE DE NACRE, PAR H ANZAN

(Collection Je M. S. Binp.)

des chromolithographies"), Kouanshio (auteur du magnifique inrô aux six poètes, reproduit dans la même planche), Toshihidé, Tôyô,

ont été des maîtres laqueurs très distingués. Ils nous amènent à

KADJIKA V A.

K1YOKA VA .

KOUANSHIO. T0SH1HI3E.

Yoyousaï, qui ouvre avec éclat le xix» siècle et à Zeïshin, qui a été le dernier des laqueurs originaux.

Les laques avaient suivi l'évolution commune à toutes les formes de l'art. Ils sont allés du simple et du robuste au délicat et au compliqué, en passant par la perfection classique du xvii° siècle. Des mâles conceptions du temps de Yoshimasa, le goût est peu à peu descendu aux mièvreries féminines, aux raffinements quintessenciés de la fin du xvme siècle; adorables, j'en conviens, mais aussi différents de niveau que -t" 1^ peuvent l'être chez nous un reliquaire du temps

- w, ^$Y de saint Louis d'une pendule du temps de

^Q^ y^, Louis XVI. Du reste, chaque époque a du

~^r ]rim bon et chaque chose a sa raison d'être. J'ad-

y^ ^7> mire autant que personne les ravissants et fra-

yoyousaï. zeïshin. g[\e& chefs-d'œuvre qui sont sortis de la main de fée des artistes japonais du xvme siècle. La préférence que j'ai manifestée, d'accord avec les Japonais, pour les travaux plus anciens n'a point eu pour but de diminuer leurs mérites.

i. Ce laque singulier imite le pisé et semble être mélangé de détritus de paille.

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