‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 113 sur 159 · BOITE EN COQUILLE DŒCF, DECOREE DE DESSINS EN LAQUE D'OR · texte numérisé non relu

BOITE EN COQUILLE DŒCF, DECOREE DE DESSINS EN LAQUE D'OR

(Collection de Mme Louis Cahen.)

on voulut vendre à l'ambassadeur un petit cabinet à tiroirs « en vieux laque bien supérieur à celui qu'on fait aujourd'hui, tant pour le vernis que pour l'uni des fleurs, qui étaient bien relevées en bosse » , et qu'on lui en demanda le prix exorbitant de quatre cent vingt rixdales.

Dans ses recherches sur les amateurs des xvie et xvne siècles, mon ami M. Edmond Bonnaffé a glané çà et là quelques indications intéressantes. Il nous a obligeamment permis de puiser dans ce petit dossier qui pourrait être le point de départ d'un chapitre très inédit de l'histoire de la curiosité.

La plus ancienne mention de « vernis de la Chine », ou « lachinages », ainsi qu'on les appelait alors, se trouve dans Y Inventaire de Catherine de Médicis1, page 89, article 287, où il est fait état de six « boestes » s'emboîtant l'une dans l'autre. Le cardinal de Mazarin, le surintendant Fouquet et Le Nôtre possédaient quelques pièces de vernis de la Chine et du Japon, que Spon, dans ses Recherches des antiquités, qualifiait de « fort rares » . On en trouve même une mentionnée dans l'inventaire de Molière. Germain Brice2, en décrivant le Cabinet de M. Beauchamp, « fameux maître à danser », parle avec admiration de ses « cabinets de vernix du Japon ». Mm; Louis Cahen possède quatre grands panneaux ou tableaux du commencement du xvne siècle, en cuivre laqué , représentant des vues de Rome ; ils avaient été commandés au Japon par les jésuites. Les collections de la Hol-

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