FIGURE DE POÈTE, PAR HOKKEÏ
(D'après une gravure des « Cinquante poêles satiriques » ).
LA CÉRAMIQUE
portions dans de simples maisonnettes dont l'élévation restreinte ne comporte d'autres sièges que des nattes où des tabourets hauts de quelques décimètres font office de tables.
Au point de vue japonais la porcelaine, en tant que substance, tient donc une place modeste et ne prétend aucunement au rôle prédominant et caractéristique qui lui était échu en Chine.
Pour apprécier à sa valeur Faction considérable que la porcelaine a exercée sur la céramique au Japon, c'est dans la poterie qu'il convient d'étudier cette influence.
Le Japon a tiré de la porcelaine des enseignements précieux au point de vue de l'ornementation ; il s'en est emparé avec empressement pour embellir ses poteries populaires, celles dont la matière se prête avec tant de complaisance à toutes les fantaisies de formes et de tons qui germent dans l'esprit inventif de l'artiste.
Tandis que, d'après le principe introduit par les Coréens, les motifs de décoration gardent une disposition toute primitive et souvent même naissent d'une simple juxtaposition de matières diverses, il appartenait à la porcelaine chinoise de démontrer comment l'art de la céramique pouvait se compléter par son association avec celui de la peinture.
C'est dans la collaboration de ces forces diverses que les Japo-