‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 134 sur 159 · FIGURINE EN TERRE CUITE DE FOUGAKOUSA · texte numérisé non relu

FIGURINE EN TERRE CUITE DE FOUGAKOUSA

(Collection de M. S. Bing. )

HIZEN. (KARATSOU, ARITA, IMARI, OKAVADJI , M IKAVADJ I , HIRATOj

— KOUTANI. — SATSOUMA.

L'intérêt qui, au point de vue de la céramique, s'attache à la province de Hi\en est avant tout motivé par la- production de ses porcelaines. Nous ne pouvons néanmoins nous dispenser de parler des poteries en grès fournies par cette province, car elles tiennent une place importante dans les collections japonaises.

Le centre de cette fabrication touche à la montagne de Karatsou qui lui a donné son nom. Les premières données précises que nous ayons pu recueillir sur la poterie de Karatsou remontent à la période Ghenko (i32i à i323), mais il nous paraît peu intéressant de nous arrêter à des temps aussi reculés où les produits ne présentaient encore qu'un caractère absolument barbare. Nous prendrons donc pour point de départ l'année 1598. On se souvient de l'importance que présente cette date pour l'art de la céramique au Japon. La guerre de Corée vient de finir, et les chefs de l'armée victorieuse se font gloire d'installer sur leurs

LA CÉRAMIQUE

domaines les habiles ouvriers recrutés au cours de leur expédition.

Le prince Nabéshima, suzerain de la province de Hi^en, avait

ramené un artiste coréen du nom de Risampeï ou Kanayeï. Sui-

fjaiivt&it)-

BRULE-P ARFUMS A COUVERCLE DE BRONZE, EN VIEUX KOUTANI IMITANT LE HIZEN.

(Collection de M. Ph. Burty. )

vant de nombreuses versions japonaises, ce céramiste se serait adonné à la fabrication de la porcelaine après avoir découvert, grâce à de patientes recherches, des gisements de kaolin dans la province de Hizen ; mais cette assertion nous semble en contradiction flagrante avec des faits bien établis d'après lespuels l'oeuvre

attribuée à Risampeï a été fondée antérieurement par Shonsoui et continuée avec succès par les disciples de ce dernier, ainsi que nous l'avons constaté dans la première partie de ce travail. En

:utue. mus oe reneintruns aucune tra:e le linùuence coréenne 22"5 i 2s rect le la rrrcelclr.e le Huer, laquelle rr::ele abs:lument du style chinois, tandis que c'est le contraire qui existe pour la poterie de grès de la même province. Tout concourt donc à établir que c'est à Karatsou que le nouveau venu a dû fixer sa sphère d'action. Les poteries de cette localité représentent complètement ce qu'on peut appeler la céramique coréenne du Japon, car, nulle part dans le pajs, les traditions de l'antique péninsule ne se = :>nc transmises au: cm relie ùlelite.

La plus recherchée parmi ces poteries est celle appelée Tshio\en- Karatsou; on désigne ainsi les pièces qui ont été fabriquées à Karatsou avec les matières importées de la Corée. Ces objets se distinguent par le gras de leur couverte aux tons dégradés et toujours piquetée de petits trous noirs d'un heureux effet (un très bon spécimen de cette fabrication se trouve reproduit à la planche VII, sous le n* 9 ; du reste, nul autre ornement. Même dans les autres espèces de cette poterie rémail, généralement de ton gris et abondamment craquelé, est rarement décoré de peintures. Lorsqu'il s'en produit, ces spécimens reçoivent le nom de Yégaratsou.

E a faisant allusion à la création des porcelaines de Hizen, nous ------ i: r:::t!:: ^: 2:~ :t Z :r: 227-2 Scions: :. On se souvient

:ue "ers ::i: mr tiay a Shinstui. après s :n retour le C laine, avait 2 jte la ::;.::; le Hi2en le I2 nouvelle fabrication et que mus nous étions arrêtés sur les noms de ses deux élèves Goroshitshi et Goronatshi.

On avait trouvé les matières nécessaires près de la montagne dldzouyama dans le district de Matsoura et des ouvriers étaient v-u" ■--- nombre 1; etatl.r Lealiare :ai b éleva la tait 2e eette

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