CACHET EN PORCELAINE DE MIKAVADJI
(Collection de M. Louis Gonse. )
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statuettes d'enfants , servant en général de godets' à eau pour délayer l'encre de Chine. De cette même fabrication on trouvera dans l'eau-forte n° XIII un faucon aux allures hardies qui est la reproduction d'une pièce importante appartenant à M. H. Cernuschi.
Les éloges décernés plus haut aux porcelaines de Hirato ne leur sont applicables que pour le temps où toutes les productions d'Okavadji et de Mikavadji étaient exclusivement réservées à l'usage des princes, lesquels en ornaient leurs palais ou en faisaient hommage soit au Shiogoun, soit à quelque grand seigneur de leurs amis. Depuis cinquante ans environ, ces fabriques ont commencé à travailler pour le commerce, et l'on comprend que, dès ce moment, les soins apportés à la fabrication aient cessé d'être aussi minutieux; aussi, bien que le genre soit resté le même, peut-on distinguer aisément les objets anciens de ceux de fabrication plus récente.
Indépendamment des fours mentionnés plus haut, la province de Hizen en contient d'autres encore, mais de minime importance. Il paraîtrait cependant que, dans une localité du nom de Matsougatami, on aurait, au xvme siècle, fabriqué un certain nombre de porcelaines très soignées, mais dont la ressemblance avec celles de Hirato est trop accentuée pour qu'il soit permis de les distinguer les unes des autres.
En dehors de Hizen, la seule contrée où l'on ait fabriqué anciennement de la porcelaine proprement dite est la province de Kaga.
LA CÉRAMIQUE
Le centre de cette fabrication se trouve dans une localité nommée Koutani qui doit son existence à cette industrie. Un prince de Kaga, jaloux de la grande réputation que venaient d'acquérir les porcelaines de Hizen, résolut, vers l'an 1620, de doter ses domaines d'un bienfait analogue et chargea un samouraï, nommé Tainoura, du soin de réaliser ce projet. Tamoura se mit aussitôt en campagne et, après de laborieuses recherches, finit par trouver les matières propices dans les flancs d'une montagne. C'est là que les fours furent établis et l'on raconte due le nom de Koutani ' daïk°kou, le dieu de la richesse, sur son sac de riz.
(D'après Hokkeï.)
qui signifie neuf vallées,
fut donné à la localité par allusion au nombre de vallons dont on avait
vainement fouillé le sol avant d'aboutir à la précieuse découverte.
Il ne suffisait pas, cependant, d'être en possession de la matière première , encore fallait-il savoir l'utiliser de la bonne manière et, sous ce rapport, on n'obtenait que des résultats médiocres.
Le prince songea dès lors à faire appel à l'expérience des
ouvriers d'Arita; mais, tout suzerain considérant comme son propre
patrimoine l'industrie qui s'exerçait dans ses Etats, chacun tenait 11. 39
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aussi à ce qu'elle ne se répandît pas au dehors. Plus que tout autre le prince Nabéshima, de qui dépendait la majeure partie de la province de Hizen, était ombrageux sur ce point, car il tirait, comme nous l'avons dit ,* grand profit des bénéfices réalisés par l'exportation de la porcelaine.
Le prince de Kaga résolut en conséquence de recourir à la ruse pour arriver à ses fins. Il ordonna à un potier nommé Goto-
Saïjiro de se présenter comme ouvrier dans les
Ali fabriques de Hizen et celui-ci, afin de mieux disf simuler l'objet de sa mission, demanda la main de la propre fille de Kakiyémon, l'habile et le savant organisateur des fabriques d'Arita. Kakiyémon, croyant avoir mis la main sur un digne continuateur de son œuvre, s'efforça d'inculquer à son gendre tous les principes de l'art