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CRAND PLAT DE KOUTANI (XVIII e Siècle ) Bols des fabriques de Koutam . Kioto et Ice (Bankoj; Grand vase de Kioto (Kmkosan)
(Pièces delà collection de M Henri Cernuschi ) .
LA CÉRAMIQUE
tent leurs noms à des cachets dont les daïmios gratifiaient parfois les artistes de leur choix. Les grès de Banko tirent leur qualification d'une origine de cette nature, et ce fut un prince d'Iga qui y donna lieu en conférant dans Tannée 1736 un sceau portant les caractères Ban et Ko au céramiste Nami^ayémon. Celui-ci adopta dès lors cette marque comme nom patronymique pour en signer ses œuvres , et alla s'établir à Kouana (Icé) où l'avait appelé Matsoudaïra, le chef éclairé de cette province.
Banko était élève de Kenzan, dont il s'éloigne cependant sensiblement. Il créa un genre qui lui appartient bien en propre. Tandis que les œuvres de Kenzan s'imposent surtout par la maîtrise du dessin, nous admirons dans les poteries de Banko la belle qualité de la matière, l'éclat et la finesse de l'émail, dont l'opacité forme un corps solide avec la pâte au grain serré et dur. On trouvera la reproduction de deux belles pièces fabriquées par ce céramiste sous les nos 6 de la planche VI et 6 de la planche IX.
L'artiste est mort sans laisser de descendant ; banko. majs la fabrication qu'il avait créée a été reprise
en i83o par un nommé Mori-Yousetsou. Ninagava raconte que ce dernier était marchand de vieux papiers à Kouana et que le hasard fit tomber entre ses mains des paperasses où étaient détaillés tous les secrets de fabrication du vieux Banko. Dès lors, notre homme ne songea plus qu'à tirer profit de sa trouvaille et, après s'être livré