PIECE DE TOKIO EXÉCUTÉE PAR UN ARTISTE AMATEUR
(Collection de M. S. Biiig.)
à des études approfondies, il réussit à faire revivre l'industrie perdue. Yousetsou obtint facilement l'autorisation d'adopter à son tour le nom de Banko pour en marquer ses produits, qui diffèrent
cependant assez sensiblement du Kô-Banko (vieux Banko).
Yousetsou s'est adonné avec un goût raffiné à la confection de petites théières qui rappellent les Boccaro de la Chine, avec cette différence que les nouveaux produits se distinguent par une invention toujours nouvelle dans les formes, et par des détails d'une finesse et d'une grâce exquises, librement modelés au bout des doigts.
Malheureusement, la fabrication des poteries de Banko a, dans ces dernières années, glissé, comme la plupart des productions japonaises, dans le domaine du commerce.
En parlant d'Ogata Kenzan de Kioto, nous avons dit que cet artiste établit, au commencement du xvme siècle, dans la ville de Yédo, un four à poterie qui reçut le nom d'Imado. L'exploitation de ce four a été continuée après la mort de Kenzan, et ce sont les mêmes principes de fabrication qui ont été maintenus. On trouvera reproduits deux spécimens de cette production portant les numéros 2 et 12 sur les planches VI et VIII.
Dans le Tokio actuel et ses environs, il existe plusieurs fabriques de porcelaine et de poterie; mais, à l'exception d'Imado, nous ne rencontrons rien d'analogue pour ce qui concerne le vieux