‹ L'art japonais (volume 2)Chapitre 31 sur 159 · DANSEUR DE NO · texte numérisé non relu

DANSEUR DE NO

sourcils étaient souvent imités avec du crin. Les masques de dieux, de génies ou de diables étaient revêtus de couleurs conventionnelles,

/ le plus ordinairement noires, rouges, vertes ou or. Des trous étaient ménagés à la place des pupilles, de la bouche et des narines. Des cordonnets de soie attachaient le masque derrière la tête de l'acteur et le vêtement en dissimulait les bords , de façon qu'à distance l'illusion était complète.

MASQUE DU TRÉSOR D^DZOUKOU-SHXMA („73). ^ sculpture des maSques

parvint à son apogée au commencement du xvne siècle. Un artiste

du nom de Démé-Jioman, de la famille des Démé, sculpteurs de

masques, s'y est rendu particulièrement célèbre. Les types qu'il a créés sont restés populaires. Lorsque l'usage des masques au théâtre est tombé en désuétude à la fin du xvir siècle, ses œuvres ont servi de modèles aux sculpteurs de netzkés. Les masques de théâtre les plus modernes remontent au moins à cette époque. Il n'y en a pas de postérieurs. Ceux qui arrivent aujourd'hui du Japon ne sont, pour la plupart, que d'affreuses copies faites pour l'exportation.

De bons exemplaires anciens sont venus en

TRES AXCIES ïiSQCE DU TRÉSOR D'iDZOCtOC-SHIXl.

grand nombre, il y a quelques années à Paris, et ils se sont vendus à vil prix. On ignorait alors que la source de ces vieux masques passés de mode se tarirait rapidement, et qu'ils avaient à plus d'un titre la valeur de véritables objets d'art. Aujourd'hui , ils sont des plus rares; ils deviendront bientôt introuvables. M. Wakaï en avait apporté deux ou trois à son dernier voyage, dont un du xv

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