PORTE-ETENDARD
(D'après Hokkéï.)
LES ARMURES
armes restèrent robustes et austères , comme celles de notre moyen âge.
Les armures les plus fines, les cuirasses incrustées des plus élégantes damasquines appartiennent au temps de Taïko-Sama. Tout ce qui touchait à Fart de la guerre intéressait cet homme de forte trempe. Le constructeur des p remparts d'Osaka était le plus grand amateur de belles armes qui fut de son temps.
Nous avons précisément en Europe deux pièces infiniment rares qui proviennent de lui. Ce sont deux armures conservées à l'Armeria royale de Madrid. Elles appartiennent au type qui a précédé l'armure légère dont je parlerai plus loin. Le travail en est superbe, le style sévère et grandiose. Une eau-forte de M. Guérard reproduit ici la plus intéressante de ces armures. Le plastron de fer, le masque, les brassards, les gantelets et les jambières épousent la forme et imitent avec un singulier naturalisme le modelé du corps. Les lames du hausse-col, des épaulières et des cuissards sont décorées des armoiries de kiri à sept branches et de chrysanthèmes à seize pétales, régulièrement alternées, dont l'association forme le blason impérial à l'époque de Taïko-Sama. Les chrysanthèmes, d'après les renseignements que me fournit M. le comte de Valencia, conservateur de l'Armeria, seraient en or sur fond d'émail aventuriné. Le bouclier et la lance ont été ajoutés et se trouvaient sur la photographie qui a servi au graveur. Il