‹ L'art japonaisChapitre 10 sur 76 · CHAT ENDORMI SUR UN BRULE-PARFUM · texte numérisé non relu

CHAT ENDORMI SUR UN BRULE-PARFUM

(D'.iprè^ un ancien dessin de l'école de Tosa.)

certaines pièces de céramique, notamment de Koutani, les bois incrustés du commencement du xvii* siècle, on

reconnaîtra aisément certains caractères de Van de TIslam. La Perse a été, chaque jour en apporte une preuve nouvelle, le grand foyer civilisateur de TAsie.

A la même époque que le vieux Kano, et sans se mêler à son école, vivait un artiste que les Japonais mettent, avec raison, au nombre de leurs plus J|^ grands. Le peintre Sesshiu, dont

^^XJh^ il s^agit, était prêtre bouddhi- ««^l que. Avant d'être connu comme

▼ artiste, il occupait un rang dis-

ttingué parmi les hommes les plus instruits de son temps. On s'accorde à lui donner, comme date de naissance, Tannée 1414.

Les Japonais ne le rattachent à aucune école et le classent parmi les indépendants. Il acquit les premières notions de la peinture dans Tatelier de Josetsou. La vigueur et Toriginalité de ses dessins en noir et blanc lui acquirent une rapide célébrité.

Sa réputation parvint jusqu'en Chine et l'empereur lui fit offrir de venir entreprendre la décoration de son palais. Il n'y rencontra aucun concurrent à sa taille, et l'on prétend que son impérial protecteur l'ayant prié ae tracer devant lui une esquisse, Sesshiu plongea un balai dans l'encre et ^.'ssina, avec les éclaboussures de

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