DAÏMIO A CHEVAL, PAR TOSA MITSOUNOBOU
(D'après un kakémono appartenant à l'auteur)
notre ami regretté, Edmond Duranty, n'a accordé Pattention qu'elle mérite. Une influence indéniable, venue de la Perse, agit sur l'art japonais et s'exerce sur certaines formes du décor, sur certains détails de l'ornementation; on en retrouve la trace évidente dans le dessin des figures de l'école de Tosa, dans y^V/^ la façon de dessiner les draperies, les extré- '/Ti mités. L'ancien art persan, dont est sorti '^ presque intégralement l'art indou et pour
/^^^ une certaine part l'art chinois, a eu vers I 1^ le XV® siècle, et même avant, une influence MiTsooNOBou. directe sur l'art japonais.
Le petit kakémono de Mitsounobou (fin du xv" siècle), dont on peut voir (p. 33) une reproduction au trait, porte les traces irrécusables de cette influence*. Sous quelle forme artistique est parvenue au Japon cette influence persane ? Est-ce par les miniatures, les tissus, la céramique ou les travaux de métal? Cela serait bien diflicile à dire. Il suffit de constater ses effets. Les auteurs arabes mentionnent, dès le xi* siècle, les relations directes par mer qui existent entre le golfe Persique et les côtes méridionales du Nippon. Elle est évidente au XV® siècle. Plus tard, au xvi% les traces de cette influence surgissent à nouveau ; cela s'explique plus facilement par l'arrivée des Portugais et par les rapports maritimes qui s'étaient établis entre Ormuz, Bouschir et Macao. Qu'on regarde avec attention le
I. Ce kakémono offre en outre cette particularité, bien remarquable pour l'époque, de nous donner le dessin d'un cheval ds tace, dans son mouvement parfaitement juste. Ce mouvement et ce même raccourci se retrouvent, par une curieuse coïncidence, dans le 1814 de Meissonier.
LA PEIN TURE. JJ
décor architectural, les étoffes, les laques, les bronzes,
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