LES GRANDS ARTISTES DU XVII« SIECLE
ÉCLOsiON DE l'École vulgaire.
Kano Takanobou eut trois fils qui se livrèrent avec
une e'gale distinction au métier de peintre. Tous trois
sont, au xvir siècle, les plus illustres représentants de
l'école des Kano, dont le siège était,
y».^ au moment ou nous sommes arrivés,
définitivement fixé à Yédo. Ce sont :
''^ Tanyu, le fils aîné, Naonobou et
.^ci Yasounobou, le cadet.
Sanrakou , le peintre préféré de Taiko-Sama, avait établi à Kioto une succursale de l'école des Kano, fortement imprégnée d'imitation chinoise. Cet atelier, repris par Sansetsou (•}• en 1661), fils adoptif du précédent, homme de grand savoir et de grand goût, eut une action très importante sur le génie propre de la ville impériale; il eut Thonneur de former deux des individualités artistiques les plus remarquables du Japon : Shiokouado et Mitsouoki.
Shiokouado a été également connu sous le nom de Shôjô. Le génie de ce maître, dont les oeuvres peintes sont de la plus grande rareté, se révèle à nous par un recueil en deux volumes (Yédo, 1804) d'un choix de ses
pi)
8HI OKUU ADU.
LA PEINTURE
SOTATSOU.
NA.GNOCOU. YASOt'NJBOU.
peintures. Ce recueil, gravé de la plus merveilleuse
façon, dans des gris estompe's et des tons pâles, rend
avec toute Tillusion du fac-similé Taspect des grisailles
originales. Quoiqu'il appartienne à Técole de Kano par
son style, Shiokouado doit être classé parmi les indé-
> pendants. Il a une sari^ < 1 • - ' -^ veur a lui, étrange,
capiteuse. Son dessin, formé de grands à plat, ne peut se comparer qu'à celui de Kôrin et de Hôhitzou dont je parlerai plus loin. Il est impressionniste à leur manière, c'est-à-dire avec la plus rare et la plus austère distinction. Shiokouado était {)rétre de rang supérieur à Nara. Il a séjourné quelque temps à Yédo et est mort en 1639.
Le dernier fils de Takanobou, Yasounobou , plus connu sous le nom de Yeishin, mourut en i685 à Tâgc de soixante-treize ans. On l'estime encore aujourd'hui comme un des plus grands paysagistes du Japon. Son meilleur élève tan vu. fut Sôtatsou, de la famille Nomoura, qui devint sur le tard un brillant adepte de Técole de Tosa. Les peintures de Sôtatsou se font souvent remarquer par un ingénieux mélange de poudre d'or et d'encre de Chine. Ce procédé, alors nouveau, a été bien souvent imité depuis. Sôtatsou est le précurseur de Kôrin et certaines de ses œuvres peuvent rivaliser avec
celles de ce grand maître; il travaillait encore en 1643. Naonobou s^appelait aussi Kadzouma. Il était ne en 1607. Il se forma surtout à Técole de son frère Tanyu et devint aussi habile que lui. Les connaisseurs japonais estiment même davantage son talent et le considèrent comme un des artistes les plus vigoureux et les plus personnels de Técole des Kano. Ce que je connais de lui m'a donné une très haute opinion de son exécution et de son style, tout en même temps énergique et délicat. Ses œuvres sont fort recherchées au Japon; quelquesunes cependant sont parvenues en Europe.
Naonobou mourut en i65i.
Tanyu était né en 1601. Ayant perdu son père très jeune, il apprit les éléments de la peinture, chez Kano Kôhi, à Yédo. Il est encore aujourd'hui le plus populaire de Pécole. Son œuvre est considérable et les amateurs se disputent au Japon les moindres productions de son pinceau. On cite comme son chef-d'œuvre les quatre lions à Tencrede Chine, peints sur panneaux de bois, qui se trouvent encore aujourd'hui dans le sanctuaire du grand temple de Nikkô. Au dire des Japonais,
ETUDE DE CHEVAL, PAR fH^OKOUADO.
4(î L'ART JAPONAIS.
l'art de la peinture n'aurait rien produit de plus surprenant. Le plafond de la porte principale [Yomeï gomon) du même temple est décoré de deux grands dragons à Tencre de Chine qui sont également très vantés.
Il y a beaucoup de faux Tanyu en Europe. Je citerai, parmi les peintures vraiment authentiques que j'ai pu voir, un merveilleux petit paysage éclairé par la lune avec deux personnages rêvant sur la terrasse d'une maison, à M. S. Bing; un personnage trottant sur un âne dans la neige, et une oie endormie traitée en six coups de pinceau. Tanyu est mort en 1674, à Yédo. Il a eu une très grande influence sur ses successeurs; son goût comme son style ont fait école et plusieurs de ses élèves comptent au premier rang des artistes japonais. Il fut grand connaisseur en peinture et avait une véritable autorité d'expert, en matière de lecture des signatures et des cachets des artistes anciens. Le grand recueil de copies d'antiques peintures, le Tanyu-Ringoua, qui a été formé sous sa direction et publié, à la fin du siècle dernier, par une société d'amateurs, est un monument de la plus haute importance pour l'histoire de la peinture avant 1600.
Je ne puis m'empêcher de remarquer à propos de Tanyu, comme j'aurais pu le faire à propos de Naonobou, quels énormes emprunts les artistes plus modernes ont faits aux maîtres de l'art classique du xvii* siècle. Que de répétitions, que de variantes de leurs œuvres, presque toujours affaiblies,' nous retrouvons dans les productions des époques postérieures ! Ce qui nous charme tant dans les arts japonais du xix* siècle n'est bien souvent que la menue monnaie des œuvres des grands
LA PEINTURE. «r
maîtres anciens. Les principes de Fart e'taient fixés dès le xv® siècle, et les motifs les plus admirables de la décoration Japonaise appartiennent à des temps que la plupart des auteurs européens ont dédaignés parce quMls ne les connaissaient pas. C'est là un point capital sur lequel on ne saurait trop insister. Le grand Hokousaï lui-même a repris plus d^un motif de Tanyu en se l'appropriant.
Deux autres artistes ont joué un rôle des plus importants, à la un du xviF siècle, dans le développement de Fart japonais; ce sont : Mitsouoki, de Tosa, et Matahei, fondateur de YOukiyo-Riu.
Mitsouoki est, avec Mitsounobou, le plus illustre maître de Técole de Tosa. C'est lui qui a relevé les ateliers impériaux, en décadence 'vl^ depuis le xvi" siècle, et créé ce style décoratif / f . raffiné, élégant, où les fleurs, les oiseaux et les paysages ont des suavités préraphaéles- Jj^l^ ques. C'est lui qui est IMnventeur de ces des- >^*>w^ sins d'une perfection exquise dans leur fini,
MITSOUOKI.
que les laqueurs de Kioto du xviii^ siècle ont traduits avec un art inimitable. L'idéal de Mitsouoki réside dans la pureté de la ligne, dans la grâce ingénieuse du motif, traduites par un pinceau de miniaturiste. Personne n'a peint comme lui la ténuité frêle d'un brin d'herbe. Ses œuvres principales sont précieusement conservées chez l'empereur ou dans quelques grandes familles de Kioto. Le ton de sa peinture est vif, sans dureté, d'une chaleur harmonieuse et relevé de légères touches d'or, le contour de son dessin d'une adorable élégance. Mitsouoki, né en 1616, est
48 L'AKT JAPONAIS.
mort en 169 1. Il avait étudié les éléments de la peinture dans Tatelier de Sansetsou.
louasa Mataheï, élève de Mitsounori, de Tosa, est le fondateur de l'école dite vulgaire, par opposition à Tart noble qui dédaigne la représentation des costumes et des mœurs du peuple. Ni Tosa ni Kano ne se sont compromis à peindre des sujets méprisés par Taristocratie. Ce n'est que sous le régime des Tokougava qu'une telle peinture est devenue possible. Mataheï y a le premier apporté un grand talent. La force de son exécution est sans égale. J'ai vu, de sa main, un paravent décoré de figures de gens du peuple traitées en portraits, qui était certainement une des "v/ productions les plus fortes de l'art japonais.
->^^^' Ce chef-d'œuvre est retourné au Japon. Ma- -Y> taheï était né dans la province d'Etshizen
,^A|^"** vers le commencement du xvii'^ siècle, mais il il était venu se fixer à Kioto dés l'enfance.
MATAHEÏ. Sa réputation était à son apogée entre 1624 et 1643. On ignore la date de sa mort. Il est l'inventeur du style populaire appelé Oukiyoyé, ce que l'on pourrait traduire par peinture de la vie contemporaine ou école réaliste. Mataheï peignait les gens de son temps dans leurs costumes habituels, les paysans, les hommes et les femmes de la basse classe, et surtout les courtisanes, qui jouaient déjà à cette époque, par leur luxe, leur élégance et leur éducation littéraire, un grand rôle dans la vie publique du Japon. Ce genre, traité avec tant de hardiesse, de verve et de fantaisie par quelques artistes éminents des xvni* et xix* siècles, est devenu aux yeux des Européens l'expression
SO
propre de l'art japonais. Aux yeux des Japonais, il est resté dans un rang inférieur, bon pour satisfaire les instincts de la populace, mais indigne de l'attention des personnes comme il faut. Mataheïest le premier ancêtre de Hokousai. Son influence est considérable et Ton peut dire que la bonne moitié de l'immense bibliothèque illustrée du Japon est sortie des ateliers de ses successeurs. Jusqu'à lui, l'école de Tosa n'avait pas dépassé la peinture de portrait, et encore limitée aux savants, aux hommes de haut renom, aux personnages de qualité ou aux dignitaires; la peinture historique ou guerrière et celle des cérémonies de la Cour la rattachaient seules aux mœurs du temps. Mataheï et ses élèves sont, au contraire, entrés dans le vif du tempérament japonais; ils ont ouvert à l'art le champ illimité de la vie. Ils ont été les promoteurs d'un mouvement d'affranchissement et d'évolution dont l'importance commence seulement à être mesurée. L'école vulgaire, sortie des entrailles mêmes de la nation, est l'expression populaire et sans aucun mélange étranger du génie japonais; à mes yeux, il en est la forme la plus originale, la plus complète, celle qui nous fait pénétrer le plus intimement dans l'esprit du Nippon. Son programme indépendant s'est élevé en regard des traditions classiques de l'école des Kano, comme en France l'expansion naturaliste de la seconde moitié de ce siècle en regard de l'enseignement autoritaire des académies.
Le véritable créateur de l'Oukiyoyé, qui, dans ia période moderne, a pris le nom d'école d'Outagava, est Hishikava Moronobou, de Kioto, qui étudia à l'école de Mataheï et développa dans la classe populaire le goût
LA PEINTURE. 51
du Style vulgaire. Le professeur Anderson le considère comme le plus habile et le plus génial repre'sentant de ce style. Il a pleinement raison, si j'en juge par deux ou trois kakémonos que j'ai pu voir et par un certain nombre de livres illustrés qui se trouvent dans la riche collection de M. Duret. Moronobou, Shiounshô, Hokousaï sont les trois cimes de l'école vulgaire. Les historiens japonais se sont peu préoccupés de conserver les dates des artistes de ce genre. Cependant on peut fixer la date de naissance de Moronobou aux environs de Tannée 1646. 11 était de Hodamatshi, province d'Ava; il se rendit très jeune à Yédo, où il apprit tout d'abord le métier de brodeur. On sait qu'il travaillait encore pendant la période Genrokou, de 1688 à 1704. M. Anderson sup- ^"^ pose quUl mourut entre 171 1 et 1717. Ce ^,^— ^ grand artiste a contribué pour une large
" '■ " HISHIKAVA
part au progrès du décor des tissus de soie morokobou et des broderies. Il a fourni beaucoup de dessins aux fabricants d'étoffes et développa le goût des femmes pour les robes de luxe. C'est à lui que la mode doit ces longues robes traînantes, à manches larges et à dessins de broderie si somptueux et si pittoresques, dont Tengouement fut porté à son comble au commencement du xix" siècle. Ses associés et collaborateurs furent Ishikava Mitsounobou et Motonobou, Morafoussa, Morishighé et Morinaga.
De son côté, Hanafoussa Itshio, d'Osaka, élève indiscipliné de Yasounobou Kano, propageait à Yédo la
yj L'ART J A PO NAIS.
peinture de style réaliste, y ajoutant tout Thumour, toute la libre fantaisie de son talent génial, Itshio peut être considéré comme un des maîtres du genre humoristique. Ses œuvres sont aujourd'hui très recherchées des Japonais. On cite parmi ses chefs-d'œuvre les Doii\e Mois de la collection Gierke. Les motifs qu'a créés son pinceau, dans de rapides et légères esquisses où se
jouent les couleurs les plus gaies , se re- '- " ^ trouvent à chaque instant dans les œuvres
des artistes modernes : peintres, décora-
M leurs, sculpteurs de netzkés, etc. Personne n'a mieux rendu la vie naïve des paysans, ITSHIO ^^^^' t>onne humeur, leurs joyeux ébats; personne n'a raillé avec plus d'entrain les divinités bouddhiques et surtout les sept dieux du bonheur. Ses paysages sont pleins de perspective et de vérité. Hokousaï lui doit beaucoup, mais c'est chez Hiroshighé que l'influence d'itshio se fait surtout sentir. Itshio appartenait à la famille Taga, d'Osaka, où il était né en i65i. 11 était venu à Yédo à l'âge de quinze ans. La date de sa mort est fixée à l'année 1724.
Revenons à l'atelier de Tanyu; c'est la grande officine de l'art des Kano. La célébrité de Tanyu vient au moins autant de la réputation de ses disciples que de sa valeur propre. Ses plus illustres élèves sont : Tôoun, son gendre, devenu plus tard son fils adoptif (il était fils de Goto Ritsoujo et mourut en 1694, à l'âge de soixante-dix ans), le shiogoun Yémitsou et Morikaghé. Le troisième shiogoun de la dynastie des Tokougava, Yémitsou, porta à son apogée la gloire de cette grande race et fonda la prospérité de la ville de Yédo. Il est
LA PEINTURE. 5J
connu dans Phistoire des arts sous le nom de Sandaï- Shiogoun. Nous verrons, en parlant des laques, qu'un des plus beaux moments de cette industrie essentiellement nationale correspond à son règne et qu'elle eut, sous son artistique impulsion, son plus grand essor. L'architecture lui doit aussi d'admirables monuments, des temples magnifiques. Il était né en i6o3, monta sur le trône shiogounal en 1623 et mourut en i652, emportant les regrets unanimes de ses contemporains. Il est au nombre des trois ou quatre princes qui ont le plus fait pour le bien du peuple et pour le progrès des arts. C'est lui qui réglementa les relations avec les Européens, entourées de tant de garanties restrictives par le testament de Yéyas. Il détermina la situation, constitua les privilèges de la factorerie hollandaise de Nagasaki et concéda à ses paisibles trafiquants la petite île de Décima.
Yémitsou, paraît-il, pratiqua lui-même la peinture avec talent. Mais, comme je viens de le dire, c'est surtout par les travaux de laque que la célébrité de son nom a grandi dans la mémoire des Japonais. Le plus illustre des artistes laqueurs, celui, du moins, qui a mis dans l'exécution des reliefs d'or le plus de style, de grandeur et de force, sans rien perdre de la netteté et de la finesse qui sont les qualités nécessaires du beau laque, est Kôëtsou, contemporain de Yémitsou et mort peu de temps avant lui. Nous aurons à parler de ses œuvres au chapitre des laques.
Son nom de famille était Honnami et les Japonais le désignent encore indifféremment sous ces deux noms. Il était de Kioto. On fait remonter sa naissance à l'an-
née 1557. II apprit les principes du dessin dans Tate-
lier d'un peintre du nom d'Youshio, étudia plus tard
à Pécole de Tosa et fonda à son tour une école qui fut
bientôt au premier rang, école dont est sorti ultérieu-
^ rement Tun des grands inventeurs de Tart
^J^ japonais, le peintre Kôrin. On cite Kôëtsou
y\,^ comme connaisseur émérite en armes et
lames anciennes, science difficile et compli-
^y^ quée dans un pays où les travaux des ar-
\ )\^ tistes forgerons étaient prisés au-dessus de
tout. Il était passé maître dans la calligra-
KOETSOU. ^ "
phie, Tart noble par excellence, et sa renommée, en ce genre, égale celle de son émule Shiokouado. Il peignait aussi, dit-on, avec une extrême délicatesse, alliant la noblesse du sentiment à Télégance de l'exécution. On admet comme date de sa mort Tannée 1637.
Morikaghé, dans un autre ordre, fut également un artiste de haute importance. Les renseignements biographiques nous manquent. Tout ce que Ton sait, c'est que son nom de famille était Hissadzoumi et qu'il vivait encore dans les dernières années du xvii« siècle. Il avait un style de peinture sévère et puissamment décoratif. Tanyu l'estimait comme son élève le plus brillant. Sa gloire principale est d'avoir introduit le décor artistique à Koutani et d'avoir élevé ce centre de fabrication céramique au sommet de l'art Japonais. Il peignait luimême à cru les pièces que la cuisson revêtait des plus magnifiques émaux. Ses œuvres sont placées par les Japonais au nombre de leurs plus précieux trésors.
Quant à Naonobou, son meilleur élève fut son fil§
LA PEINTURE
Tsounénobou (f en i683). M. S. Bing possède dans sa collection un kakémono — en blanc majeur, comme eût dit Paul de Saint- Victor — représentant un paon blanc faisant la roue. C^est un chef-d'œuvre authentique de Tsounénobou. Son œuvre la plus importante au Japon et la plus remarquable vt^ se trouve dans l'un des temples de Kioto. I -^^^ C'est une galerie dont les deux côtés sont 1 | -J ornés de chrysanthèmes géants, peints en /-^^, relief et ayant la hauteur d'un homme. L'ef- | X^ fet de cette décoration est, paraît-il, vérita-
^ ' TSOUNENOBOU.
blement grandiose. Je citerai une grue dans
la nature neigeuse, appartenant au même amateur, qui
est une merveille de poésie, de finesse et d'élégance.
Je rapporterai à son propos une anecdote caractéristique. M. Wakaï, qui la possédait alors, avait désiré soumettre à un artiste européen ce chef-d'œuvre de la haute peinture japonaise, ainsi que le petit paysage de Tanyu dont j'ai parlé plus haut. Je le conduisis chez un des peintres les plus en renom de Paris, collectionneur passionné de dessins de maîtres anciens, qui, après avoir déroulé les deux kakémonos et les avoir examinés avec attention, les suspendit au mur entre un dessin de Durer, une esquisse de Rubens et une admirable étude peinte de Rembrandt. Nous fûmes tous frappés de la façon dont l'art japonais soutint l'épreuve de cette redoutable comparaison. Malgré la différence des genres, des styles et des procédés, Tsounénobou tenait à côté de Rembrandt.
Minénobou, Tshikanobou, tous deux fils et élèves de Tsounénobou, furent des artistes de distinction.
Le premier est mort en 1708. Dans le même temps vivait le plus grand céramiste du Japon, Ninseï, de Kioio, qui fut un peintre des plus originaux. Il est mort vers 1660.