‹ L'art japonaisChapitre 39 sur 76 · KOMATI VIEILLE, PAR MIVA I · texte numérisé non relu

KOMATI VIEILLE, PAR MIVA I

(CoUeciion de M. A. Dreyfus.)

LA SCULPTURE. 177

sont adonnées, de génération en génération, à la sculpture des netzkés. J'aurai tout à l'heure à relever quelques noms de spécialistes qui ont acquis une légitime renommé.

Je m'occuperai particulièrement des bois et des ivoires.

Le goût des netzkés artistiques ne paraît avoir pris naissance que vers la fin du xvii® siècle. Jusqvie-là, les

t^. fuj) aiu>.

CHASSEUR A t'AFFUT, PAR MiVA I. — (CoUcction de l'auteuf.)

objets de ceinture étaient attachés à des boutons de forme plus ou moins grossière. Les premiers essais de netzkés ayant un caractère d'art datent donc d'une époque relativement moderne. Ils furent d'abord en bois sculpté, peint ou laqué. Ils se faisaient tous à Nara, qui est resté longtemps le centre de cette production. Les ouvriers d'Ouji, près de Nara, étaient renommés. Cette province eut de toute antiquité le monopole des ouvrages de bois.

Le plus ancien netzké que je connaisse est en bois peint; il porte la signature d'un artiste dont le nom est célèbre, Shiouzan, de Nara. Il a été apporté de Kioto

à^ec quatre autres netzkés du même travail et de la même main, mesurant environ huit à neuf centimètres de haut et représentant des sennins, le guerrier Kouanghou et Shoki. Je crois pouvoir leur assigner une ancienneté de deux cent cinquante ans. Ils sont d'une rudesse un peu sauvage, mais d'un style \^\ puissant et original, que Ton rencontrerait M^ I difficilement dans les œuvres plus modernes. Les netzkés de bois ont précédé les netz- % kés d'ivoire et leur ont toujours été supérieurs iJUrl comme exécution. Le travail dans le bois est plus gras, plus souple, plus caressé. Les es-

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