CHEVAL EX LIBERTÉ, CARDE EN FER, PAR OUMETADA
f (Collection de l'auteur.)
pas confondre avec le Masayoski du xix' siècle), Mototaka, Tsounéiyo, Hidékouni, Tomoyoshi, Kanénori, Nori Jiomeï, Tomoyouki.
Mais le plus illustre artiste de cette époque est certainement Sômin, dont les ciselures sur argent sont recherchées à Pégal des ciselures sur fer d'Oumétada.
Sômin qu'il ne faut pas confondre avec le Sômin, ciseleur-fondeur du xix« siècle, a surtout travaillé pour la cour impériale. Ses œuvres ne sont pas sorties du Japon. A peine pourrait-on citer deux ou !V^ trois petites pièces dans les collections de \J^ Paris.
/'J Sômin est mort en 1717.
Dès le début du xviii* siècle apparaissent ^^■jy dans la monture des sabres les alliages et jL-\^\^ les métaux mous : le shibouitshi, le sha- ^ koudo, les bronzes rouge et jaune^ Mais sûMiN. nous devons dire que les Japonais ont toujours eu plus d'estime pour les travaux de fer ; à leurs yeux, Temploi de ces métaux constitue une décadence, en raison des facilités de travail que ceux-ci donnent à Toutil du ciseleur. Je partage cette opinion, en ajoutant toutefois que ces alliages, ces patines, convenaient mieux que le fer à des armes de luxe et de parade et qu'ils offraient à Tingéniosité des ciseleurs du
I. Leshakoudo est un bronze d'or et le shibouitshi un bronze d'argent; mais, dans ces deux alliages, la proportion de métal précieux varie suivant la coloration que l'artiste veut obtenir. Le shakoudo à titre élevé se couvre par l'oxydation d'une patine d'un beau violet foncé, tirant sur le bleu, et devient susceptible de prendre le poli d'un miroir; le shibouitshi est d'un gris argenté très fin. Dans le premier de ces métaux, la proportion d'or peut varier de trois à vingt pour cent; dans le second, l'argent peut atteindre trente, quarante et même cinquante pour cent. Le shakoudo a cette curieuse propriété, lorsqu'il a perdu sa patine par suite du frottement, de la reprendre en restant abandonné à l'air. L'analyse chimique révèle aussi la présence d'étain, de zinc, d'argent, de plomb, de fer et d'arsenic en petites quantités.
Ces deux métaux sont essentiellement propres aux travaux
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Nippon et en particulier de Yédo des ressources dont ils ont tiré les effets les plus nouveaux, les plus délicats, tant au point de vue des colorations qu'à celui du pittoresque des sujets.
Les ciseleurs de gardes de la fin du xviii« siècle et du commencement du xix*= ont poussé le travail des incrustations et le Jeu des métaux de couleurs jusqu'aux dernières limites du raffinement. Du reste, le fer n'est pas abandonné ; seulement les artistes le combinent volontiers avec les autres métaux, soit comme accessoire, soit comme principal. Tantôt c'est le ter qui forme le fond, les alliages servant aux. reliefs et aux incrustations ; tantôt, au contraire, le fer est modelé et enchâssé dans les surfaces de bronze, d'argent et même d'or. On peut imaginer la variété infinie des combinaisons.
Plus tard même, la recherche des patines a donné naissance à des artifices surprenants. La ciselure des métaux est devenue peu à peu la plus riche des palettes. Je ne puis en suivre les développements sous peine de
d'incrustation. Rien n'est plus opulent d'aspect que le shakoudo associé à des reliefs d'or et d'argent. C'est un superbe métal dont l'usage appartient exclusivement au Japon. L'incrustation se fait à froid, sans soudure, au moyen du marteau, dans des réserves dont les bords sont légèrement rentrants; le métal incrusté tient comme un plombage dans une dent; puis le modelé des reliefs s'obtient dans la masse du naétal par le burin et le polissoir. Dans les pièces bien exécutées il est impossible de voir la juxtaposition des métaux, même à la loupe; la netteté des jointures tient du prodige. Généralement l'or et l'argent sont réservés pour le modelé des chairs, des fleurs et en général de toutes les parties claires. L'or est lui-même de plusieurs tons; il y a des gammes d'ors verts, jaunes et rouges dont les Japonais font un merveilleux usage.
Les patines sont ajoutées soit à chaud, soit à froid.
ajo L'ART JAPONAIS.
dépasser les limites que je me suis assignées, Je me contenterai de relever les noms de quelques grands vir-
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TOSHINAGA. MITSOUHIRO. KONKOUAN. YEÏJIO. SHINDZOUI. RIOUO.
luoses dont les oeuvres ont acquis une valeur considérable.
L'un des plus habiles maîtres de la seconde moitié du XVIII' siècle est certainement Konkouan, d'Osaka. qui s'est rendu célèbre par ses singes minuscules. Il est le Sosen de la ciselure. Il y a, dans les collections pari-
jm
MITSOUOKI.
KADZOUN'ORI.
TAKOUTI.
siennes, trois ou quatre gardes signées Konkouan, qui sont de pures merveilles. L'une d'elles, en shakoudo incrusté d'or et d'argent, représente un aigle attaquant
LA CISELURE
une famille de singes cachés dans le creux d'un arbre; une autre en fer est décore'ed'un groupe en shibouitshi ciselé en haut relief : une guenon épluchant son petit. Celle-ci porte, avec la signature, la date de 1783.