‹ L'art japonaisChapitre 53 sur 76 · CARDE EN BRONZE ROUGE, PAR TÉ R0UT90UC0U · texte numérisé non relu

CARDE EN BRONZE ROUGE, PAR TÉ R0UT90UC0U

(Collection de M. Montefiore.)

Le côté principal d'une garde est toujours tourné vers la poignée. Les envers sont quelquefois d'une grande simplicité; un crabe, une mouche, un épi de riz, un branche de pin, une touffe de roseaux, un coquillage, soit en creux, soit en relief, suffisent au ciseleur japonais pour intéresser le regard. On ne peut s'em-

pêcher de rapprocher certains de ces motifs, traités avec une crânerie magistrale, des revers de médailles grecques où les motifs symboliques empruntés à la flore ou à la faune du pays jouent un rôle décoratif de même nature.

SERpr. :;Ti eu lacés en shakoudo, par nacayouki. (Collection de M. Alpli. Hirsch.)

Les ménoukis ou appliques qui décorent, soit la poignée, soit le fourreau du sabre, sont un organe à part dans la monture. Des artistes spéciaux ont ciselé les ménoukis qui, dans les armes de luxe, sont en or ou en argent massifs. Cependant Konkouan, Gôto Itijio et d'autres maîtres de la garde et du kodzouka on»" exécuté de superbes ménoukis. Des virtuoses de

LA CISELURE

premier ordre y ont exercé leur talent et s'y ont créé une spécialité; nous retrouvons leurs noms sur les coulants et les netzkés de métal. Tomotoshi, Shiourakou, Temmin, Shiômin, Yakoushinsaï, ont signé de micros-

DRACONS AFFRONTES, PAR SEIDZOUI.

(Garde en shibouitshi , de la collection- de l'auteur.)

copiques chefs-d'œuvre qui sont le dernier mot de la perfection dans la finesse.

Sans la révolution de 1868, nous ne connaîtrions pas ces admirables travaux de ciselure exécutés pour l'aristocratie. Un tel bouleversement social n''aurait même pas suffi à jeter dans la circulation tant de pré-

cieux débris : il a fallu que les armes nationales tombassent en complet discrédit aux yeux des Japonais, à la suite de Tinterdiction du port des sabres et de la création d'une armée régulière équipée à Teuropéenne.

LES KANEMONOS,

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