‹ L'art moderne à l'Exposition de 1878Chapitre 53 sur 117 · LA PEINTURE AUX ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

LA PEINTURE AUX ÉTATS-UNIS

là, sans doute, cette foule de jolis tableaux, à sujets pétillants d'esprit et de verve comique, qui abondent dans Texposition espagnole. Nous noterons parmi ces œuvres particulièrement charmantes, toutes colorées et fleuries : Zàida, de M. Casade; V Atelier d'un peintre, de M. Casanova; le Concert de famille, de M. Egusquiza; Après l'averse, de M. Ferriz; V Atelier de modiste, de M. Garcia Hispaleto; El santero, de M. Gimenez; le Philippe II à Hamptoncoiirt et \q Perroquet effronté, de M. Escosura; V Exorcisme, de M. Martinez; une Aventure de Don Quichotte, de M. Moreno; le Trouble-Fête, de M. Mélida; Pleurant sa maîtresse, de M. Santa Cruz, et encore les trois amusants tableaux de M. Ribera : le Café ambulant, le Café chantant et la Marchande de volailles.

Après le baptême et les Cadeaux de noce, de M. Gonzalez, ont été exposés à Paris et sans doute appréciés de nos lecteurs comme des morceaux de coloriste tout à fait remarquables. Nous n'avons donc plus, pour achever notre consciencieuse enquête, sur Texposition espagnole, qu'à mentionner les excellents paysages de M. Carlos Haes et de son élève M. Morera : les Poissons, de M. Cessa; divers intérieurs de cathédrale, de M. Gonzalvo, notamment Y Intérieur de Saint-Marc, à Venise, qui est une œuvre d'importance.

Le Portugal paraît n'avoir point été touché encore par le souffle de renouveau qui vient de transformer et de rajeunir la peinture espagnole. Ses envois au Champ de Mars sont bien peu nombreux. Comme en 1867, M. Lupi, professeur à l'académie de Lisbonne, expose quelques bons portraits, dont l'un, le portrait d'un Aveugle, d'une expression à la fois douloureuse et résignée, est assurément l'œuvre d'un artiste de grand talent. M. Lupi, qui peint également le paysage et le genre, nous montre une toile très pittoresque, les Lavandières, d'une tonalité vigoureuse et chaude. En citant maintenant un Paysage et la Danseuse, de M. Loureiro, la Cruche cassée, de M. Porto, et la Fête du village, de M. Leonet, nous aurons fait tout ce que nous commande le désir de ne rien omettre d'intéressant.

Page 1