‹ L'art moderneChapitre 17 sur 18 · LE THÉÂTRE DE PSI DE GASSTOPÉE · texte numérisé non relu

LE THÉÂTRE DE PSI DE GASSTOPÉE

au progrès^ infini au milieu d'un bosquet d'arbres au feuillage orangé, parmi' des celsinores fraîchement épanouies, — Goustof le Cétracite, c'est-à-dire né d'un starien et d'une repieuse, a l'audace d'aimer Naé, la fiancée de Fianor. L'abject métis, moitié homme, moitié animal, a l'audace de lever les yeux vers cet astre de beauté; il ose déclarer son amour à Naé, comme Ruy-Blas à la reine d'Espagne, en termes presque semblables, mais modifiés par la position astronomique ; il ne lui dit pas :

Je souffre^ Ter de terre^ amoureux d'une étoile,

mais bien comme un pauvre insecte ^amoureux du soleil bleu!

Naé repousse cette passion immonde, et Goustof, pour s'en venger, dépose deux scorpions dans le calice de la celsinore, où, suivant l'usage de Star, l'hymen des deux époux doit se consommer. Une repieuse nommée Touron, et suivante de Naé, a ouvert le pavillon au cétracite, dont elle ambitionne l'amour et qui la berce de promesses pompeuses.

Heureusement l'oiseau bleu aux ailes d'or, le citos de Naé, a tout compris avec son instinct sympathique; il s'abat dans la vaste fleur et combat les scorpions qu'il tue, non sans payer sa victoire de sa vie.

A présent, si vous nous demandez comment nous sommes si instruits des choses du Psi de Cassiopée, nous vous répondrons que nous avons trouvé tous ces détails dans un livre de M. Defontenay, traduit du starien, d'après un manuscrit tombé du ciel avec une bolite sur le plus haut sommet de l'Hymalaya.

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