‹ L'art musical dans ses rapports avec la physiqueChapitre 12 sur 21 · CONSONANCES ET DISSONANCES · texte numérisé non relu

CONSONANCES ET DISSONANCES

On appelle consonance un ensemble de sons agréable à l’oreille par sa douceur, dissonance un ensemble de sons donnant une impression de dureté.

Cette définition reste nécessairement vague, car les mots « douceur » ou « dureté » ne sauraient avoir une signification absolue : tous les degrés sont imaginables.

aujourd'hui parmi les consonances, comme des dissonances.

Néanmoins, la question se pose de chercher pourquoi tel ensemble de Sons nous apparaît comme nettement consonant (deux sons à l’octave ou à la quinte, par exemple) pourquoi tel autre est jugé nettement dissonant (comme deux sons formant l'intervalle d'un demiton), et pourquoi tel accord est incontestablement plus consonant que tel autre.

. Helmholtz pose le pfincipe suivant :

= « La consonance est une sensation continue, et la dissonance une tmpression intermittente. »

Ce principe est appliqué : les intermittences proviennent des battements entre les sons fondamentaux, leurs harmoniques, et les sons résultants. Toute la question se ramène à la recherche des battements.

Aussi certains accords,

étaient-ils

rangés regardés autrefois

de la façon suivante

Il est remarquable que ce principe et cette manitre de l'appliquer permettent de trouver les consonances et dissonances sur lesquelles tous les musiciens sont d'accord (1). :

Lorsque deux sons (simples) forment un intervalle suffisamment grand pour que les résonateurs auriculaires sur lesquels ils agissent soient nettement distincts, ils ne peuvent se gêner mutuellement ils

(1) Sauveur (Histoire de l'Académie des Sciences pour 1700) avait déjà découvert le rôle des battements. « Les battements, dit-il, ne-plaisent pas à l'oreille, à cause de l'inégalité du son, et l’on peut croire avec beaucoup d'apparence que ce qui rend les octaves si agréables, c'est qu'on n'y entend jamais de battements ».

« En suivant cette idée, on trouve que les accords dont on ne peut « entendre les battements sont justement ceux que les musiciens traitent « de consonances et que ceux dont les battements se font sentir sont les « dissonances. Quand un accord est dissonance dans une certaine octave « et consonance dans une autre, c’est qu'il bat dans l’une et ne bat pas « dans l’autre... Si cette hypothèse est vraie, elle découvrira la véritable « source des règles de la composition » (cité par Bouasse, ee bases phystques de la musique, p. 64). .:

Helmholtz a développé la DIÉOUIE de SaUreUn

désagréable : s’atténue PIONEER ee ue l'excitation t

DO SE dr fs ne + « résonent régulièrement l'un à côté de l'autre. sans pro dans l autre des Fine réci proqee MT 7

“régulière et durable ». Une Ale impression se a même > si bent sont trop rapides pour qu'on puisse les compler. isolé ment : dans ce cas nous percevons Ç une masse sonore confuse qu nous ne pouvons pas séparer clairement en éléments isolés ». 5

Pour un nombre de battements donné Ne — N,; le caractère. de

dureté, c’est-à-dire le degré de dissonance, diminue quand les sons : ré 3 #1

N: | deviennent plus graves parce que à. intervalle N- Su et que par con

séquent la zone de? résonance commune aux deux sons “devient plus

petite. Si ae

le D'autre part, pour un interval CR De

tements assez lents (ordre de 10 par seconde) donnent un ne d’une dureté lourde ; les battements rapides donnent une dureté percante et criarde ; l'impression est particulièrement. ‘désagréable por une trentaine de battements par seconde ; avec une centaine de bat ments et même un peu davantage, l'apresdun aigre se fait tou, sentir, mais si le nombre des battements augrnente encore, devenir continue. ; RS

Nous devons maintenant appliquer ces résultats. Nous nous occupe rons d'abord des harmoniques, parce que les battements entre har | niques sont en général plus forts et pe nets que. les battements

aux sons résultants. A St

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