‹ L'art musical dans ses rapports avec la physiqueChapitre 7 sur 21 · TRANSPOSITIONS EXACTES DANS LA GAMME NATURELLE · texte numérisé non relu

TRANSPOSITIONS EXACTES DANS LA GAMME NATURELLE

Prenons successivement pour toniques les sept notes (10-10) de la gamme d’uf majeur. Conservant les mêmes intervalles à partir de la tonique, nous obtenons les sept gammes suivantes :

ton d'uf majeur ut ré mi fe SOLE lai, TR el

ps 6 ne — mm

ton de so/ NICE ASL OS QURS FE ie JE MESO! ton de ré PPDA SUN Per la se Cie are (ro-r11) RS a PR à dé SE “Es Ter MU OS sols la %Pion de mi fé Jan solh las; uit :-ré8 me ton des. sû ul* re? mi fai solà lat si ton de fa HA -soL la Stb ut ré mi fa

On a ainsi 11 sons nouveaux, le st} de la gamme de Pythagore et 10 notes diézées toutes au-dessous, de r ou de 2 commas, des notes pythagoriciennes.

On voit qu'avec 18 sons différents par octave, on pourrait transposer rigoureusemeut en prenant pour tonique l’un quelconque des sons (non diézés ni bémolisés) de la gamme naturelle d’uf majeur. Mais on ne pourrait pas transposer en choisissant pour tonique les nouvelles notes obtenues, à moins d'introduire encore de nouveaux sons. Une pareille complication est inextricable pour les instruments à sons fixes : c’est pourquoi on a cherché une gamme tempérée.

Nous examinerons plus loin cetle question du tempérament.

(1) « L'autre demi-ton de la gamme, nñi-fa, ne semble point monter vers le fa, quand la tonalité est bien établie, parce que.le mt a, avec la toni-

qüe ut, un rapport nettement indiqué, ce qui le détermine avec süreté pour le sentiment musical, Aussi l’auditeur ne songera-t-il pas à ne considérer le mi que comme le précurseur du fa » (Helmholtz).

- a ut se 10), en commençant par le la

tee nue > SL AU Z. Le mi Ja sol

re | STE ee ne

is ton fdemi-ton ton. | ton | demi- ton ton majeur| r|de (10-13) majeur| mäjeur | mineur |majeur majeur + 17) Rs |

sorte qu’on — ad libitam, rétablir. le sol

LS

'abaissement ge nt # à ut.

au ès = ae = D A

node majeur, nous sommes passés au mode mineur. On à doit. fois faire deux retouches à la série de di

2° L'oreille dronde dans la gamme ‘ascendante, un du sensible : on DORE la sensible en . sol 4 se

— En

la BST IE ui IRC TNT EC RS fa

(io-14) la, sol, fa mis us la

Certains pare ont jugé ue l'intervalle . sh Ma

(os: "a . de me de

alors (10-14). Ces échelles (10-15) et (10-14) étaient les plus usitées du temps de Rameau. 3 L'intervalle /a-ut, renversement de la sixte majeure, se nomme

lterce mineure ; il correspond à un rapportt encore assez simple, Te -

“ Fe 8 re : à L'intervalle /a-fa | — ) est appelé sixte mineure, c'est le renverse-

ment de la tierce majeure.

L'intervalle dont a été abaissé l’ut# de la gamme majeure du ton de

la, égal à l'intervalle dont a été élevé le so/,est un demi-ton mineur :

F 25 , 4 : Là il a pour valeur —- ou 17,75 savarts, et est égal à la différence entre

un ton mineur et un demi-ton majeur.

Nous avons déduit la gamme de /a mineur de celle d’uf majeur ;

ces deux gammes sont associées. Aussi dit-on, d'une façon générale, qu'un ton mineur est le relatif du ton majeur situé. à un ton majeur. plus un demi-ton majeur au-dessus. es | Par exemple le ton d’uf mineur est le relatif du ton de #4 k majeur ; la gamme (10-13) s'écrit, en ut mineur dE

(10-16) MON PO MT ja .osois lab. si Ut et'les gammes (10-14) (10-15) deviennent RP ML Sub db. Sol Ju, mi ré, Ut,

(10-18) AÉODE mutb. fa so. la". si ul

On voit que le mode mineur présente une plus grande variété que le mode majeur. Il est moins bien fixé (1), parce que la parenté avec la

RC we : 8 € tonique de la note située à la sixte mineure (+) est notablement moin-

9 PAS dre que celle de la note à la sixte majeure (+) . Mais précisément,

il est dans l’essence même du mode mineur de chercher un caractère plus flou que le mode majeur ; aussi, lorsqu'on supprime ce caractère dans le haut de la gamme ascendante en conservant la sixte majeure (10-15), doit-on le rétablir dans la gamme descendante (10-14). .« Le mode majeur, dit Helmholtz, convient bien à tous les senti-

« ments bien caractérisés, clairs par eux-mêmes, à la résolution

(1) C’est pourquoi, dans l'écriture, [fon indique les altérations par la même armure de clef pour un ton majeur et pour son relatif mineur, quitte à mettre, au cours du morceau, le signe nécessaire pour hausser la sensible de la gamme mineure chaque fois qu’elle se présente.

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