Guerre des Gaules. (Commentaires de César, liv. I, xxxi
2. «J'ai connu Divitiac, l'Éduen, écrit-il dans son livre De la Divination h. son fi-èrc Quintus, qui vous a eu pour hôte et faisait beaucoup d'éloges de vous ; il prétendait connaître les causes naturelles, science que les Grecs appellent Physiologie, et prévoir l'avenir, partie par le vol des oiseaux, partie par conjecture. » (Cicéron, De la Divination, liv. I""".)
3. Réponse d'Arioviste à César. « Qui inter annos quatuordecim tectum non subissent... » [Commentaires, liv. L xxxvi.) ' '
Appien dit que ces Suèves ne buvaient pas de vin, mangeaient de la viande et du laitage, et, lorsqu'ils en manquaient, se contentaient d'herbe fraîchement coupée. (Appien, Guerres celtiques, IV, L 3.)
A Rome, il parLa longtemps debout, tête nue, appuyé sur son grand bouclier peint, devant les pères conscrits de la ville aux sept collines. Le sénat, qui s'occupait alors des Allobroges et de Gatilina, tint peu de compte de ses discours; César seul, qui guettait sa proie dans l'ombre, l'écouta. Il devait profiter, dans la suite, de ces trop sincères confidences.
Lorsque Gaius Julius vint en Gaule, il entraîna Divitiacus dans cette escorte brillante de chefs indigènes qu'il traînait partout à sa suite '.
Mais quand, après les innombrables et sanglantes victoires du proconsul, le prêtre d'Esus vit tomber sous le poignard des sicaires italiens son pi'opre frère, l'ambitieux Dumnorix, assassiné par les ordres de Vhnperator, il comprit qu'au lieu d'un sauveur il avait amgié chez les siens le plus féroce des conquérants. Triste, il s'enfuit dans les solitudes impénétrables de ses forêts sacrées pour y cacher son repentir, dit M. Amédée Thierry (( et pleura en silence les malheurs de sa famille, son crime involontaire et ses beaux rêves évanouis ^. » Prophète, il cria, lui aussi : « Malheur à moi-même! » Les Allemands [Sicambri] étaient devenus les alliés des cohortes romaines et le vieux Gelte, en expirant, jeta un regard désolé du coté de la grande trouée de Belfort ^
Revêtus de peaux d'ours , le corps garni de la dépouille des aurochs, des veaux marins et des sangliers, ils étaient là, derrière le fleuve, flairant de loin la curée : Gésar une fois les avait laissés faire, lors du massacre des Eburons, quand ses soldats, fatigués de tuer impunément, demandèrent grâce pour eux-mêmes \
Ils pillèrent glorieusement pendant de longs jours ; la récolte fut par eux trouvée bonne. Au delà du Rhin, on raconta partout l'aven-
1, " Divitiacus était celui de tous lus Gaulois auquel César accordait le plus de confiance. » {Commentaire!!, liv. l", xu.)
2. Histoire des Gaulois, par Amédée Thierry, membre de l'Institut. (T. II, p. 188, liv. VI, eh. II.)
3, C'est îi quelques lieues de Colmar, près de Mulhausen, qu'eut lieu la fameuse bataille de la Thur ou de Nonncnbruch, où fut entièrement défait Arioviste, le chef des premières bandes germaines qui avaient, pénétré dans la Gaule. (Voir ïllidoire de Jules César, liv. III, ch. iv, campagne de 696, t. IL Henri Pion, éditeur.)