‹ L'Art ornamentalChapitre 17 sur 71 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

28. Le foyer paternel est un endroit de repos. On doit donc Le rendre attrayant, -don ses moyens, pour que la famille s'y attache davantage. "Si Le soin que nous prenons de notre1 personne et de nos vêtements, dit ( îharles Blanc, est une marque de déférence pour les autres, c'est une obligation envers nous-mêmes d'orner nos demeures de façon à les rendre agréables, et à non- imposer le goût d'y rester."

Ainsi on lait erreur quand on pense que l'ornementation est du luxe. L'art, quand il est employée propos, n'est qu'un moyen légitime de rendre la vie agréable.

( V qui paraît le plus dans la décoration d'une maison, c'est l'élégance, le bon goût, la bonne exécution, et non la richesse des ornements. La simplicité n'exclut ni l'harmonie, ni la pureté des formes, ni l'achèvement des parties. Ce sont là des qualités propres à l'art, qui n'a pas besoin d'êl iv somptueux pour briller.

Dire ce que doit étn4 l'ornement au foyer, c'est dire en même temps comment le décorateur et L'artiste industriel doivent exécuter cette ornementation. Ainsi nous traiterons un même sujet en parlant de l'art au foyer domestique et de l'art dans l'industrie.

Remarquons aussi que cette étude doit intéresser également le riche et le pauvre ; car l'un et l'autre achètent et vendent, exécutent ou font exécuter.

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Dans la décoration et l'ameublement des intérieurs, la modi pour qu'il Boit possible d'en tenir compte ici. Nous d< donc n

borner ordinairement aux principes généraux et immuabl aux goûts passagers.

Nous divisons cette partie <!<' L'ouvrage en deux articles : l I tion extérieure et intérieure du bâtiment; 2 L'ameublement, Lee ustensiles et Les étoffes pour vêtements. Les deux parties précédentes auront ainsi leur complément en celle-ci. Dans Les deux premières, non idié

Les principes généraux de L'art ornemental : forme, ornement »uleur.

Dans celle-ci, nous nous occuperons de L'exécution, de la mise en œuvre. Nous verrons comment il faut appliquer les principe- précédemment étudi et comment ils nous permettent d'élever Le niveau «l'un qu'il en coûte4 rien de plus.

CHAPITRi; I

l \ DÉCORATION ! XTÉRIEURE ET INTÉRIEURE DE L'HABITATION

29. La décoration extérieure. La meilleure décoration extérieure d'une maison consiste, sans conl redit . dans la pierre naturelle taillée et sculptée ou dans la pierre artificielle (terra-cotta, carton-pierre, etc.), moulée et employée avec goût. L'ornementation en saillie est la plus rationnelle, la plus architecturale : celle qui produit le meilleur effet quand, frappée par les rayons du soleil, les reliefs sont mis on valeur par les jeux de lumière et d'ombre.

Or, cette décoration concerne particulièrement l'architecte, puisqu'elle lait partie de la construction. C'est donc à lui qu'il appartient d'insister, autant que possible, sur ce genre de décor.

Le propriétaire a quelquefois recours, par économie, à des motifs moulés en grande quantité, et, par suite, d'un prix plus modique: mais ces substitutions sont ordinairement dangereuses au point de vue esthétique ; parce que ces reliefs ne sont pas toujours confectionnés pour l'usage qu'on en fait, et qu'ils exposent à des répétitions monotones.

On doit éviter, autant que possible, de peindre la pierre; c'est une matière qui demande à garder sa couleur naturelle, même quand elle a vieilli. ( Vrtains propriétaires, à l'occasion d'une réparation, font gratter ou brosser la vieille pierre, pour lui restituer sa couleur primitive et la mettre en harmonie avec la nouvelle : mais cette pratique n'est pas recommandable. surtout pour les édifices publics et tous les édifices ornés, parce qu'elle détériore les moulures et les ornements. Suivant certaines autorités dans la matière, il est préférable alors de donner à la partie neuve, surtout si elle est

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peu con idérable, la couleur de l'ancienn

à un monument on air \ ble d'antiquité, que de l<

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de peinture à l'exù ri( ur, ur la pierre ou la brique, le i la couleur emplo; A\ celle d'une pi< >u d'une briq l'on évitera d'y peindn panneaux e< d< mente en l'œil .

car la sincérité est surtout ici de mi •

En somine, la couleur joue un rôl ondaire dans la d< rieure de nos constructions de ville. 11 en est autrement pour l< tions rurales, du moins pour celle- qui sont faites en bois, [ci, la peint est nécessaire et demande à être plu On doit p les nu i

qui se détachent sur le vert du feuillage et le bleu du firmament, comme soûl les blancs, les jaune-, lés gris chauds, les bruns et les tons rompus de rouj 11 faut avoir soin d'employer les couleur- claires pour le de la maison,

et les foncée.- pour les garnitures. Que le toit ne soit pas de même teii que le reste de la construction, mais d'une couleur différente et plus fono

Le voisinage de L'habitation doit être pris en considération pour ol nir un effet harmonieux. S'il y a une série de constructions semblables, con.' cela arrive pour des maison.- de rapport, elles peuvent être peinte- de même couleur, parce qu'elles forment en quelque sorte un ensemble. Mai lies sont différentes, la variété dans la forme doit amener la variété dans les couleurs; car, dans ce cas, il ne faut pas chercher L'unité. Que l'on a alors des couleur- qui s'harmonisent avec cell< >ns voisû

si elles -ont rapprochées. Les cas sont si multiples qu'on ne peut donner de règles, mais on consultera avec avantage la deuxième partie d< ou-

vrage : La couleur dans L'ornementation.

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