L'architecture égyptienne. — L'Egypte était .;i
l'abri de toute influence dan- sa vallée étroite du Nil ; de sorte qu'elle développa un des arts les plus
importants par son originalité et sa religieuse inspiration.
Les principaux
i i, I il:. I Temple de Karnak, Egypte (étal anciei
monuments de 1 architecture égyptienne sont des pyramides, des obélisqiu s, des tombi aux et des temples. Les trois premières pyramides furent élevée- par des rois. La plus grande, celle de Chéops, est une vraie montagne de pierres parfaitement ajustées. Elle a une base carrée de 765 pieds de côté et une hauteur de
480 pieds.
Les pyramides renfermaient des tombes royales. Elles ne sont pas ce qu'on peut appeler de beaux monuments, mais elles ont la forme de construction la plus stable et la plus durable. On en compte en tout une quarantaine.
Les obélisques ont la forme de pyramides quadrangulaires étroites, élancées et terminées par un pyramidon (fig. I). Ces monuments sont presque toujours taillés d'un seul bloc de granit et ont une hauteur d'environ dix fois le côté de la base, ce qui donne, pour le plus grand, 138 pieds. On accouplait les obélisques à l'entrée des temples et des palais, et on couvrait leurs surfaces d'inscriptions hiéroglyphiques historiques.
Les tombeaux sont généralement taillés dans le flanc des montagnes et des collines. Les murs de l'intérieur sont ornés avec profusion, et une façade plus ou moins sculptée en forme l'entrée. Des piliers soutiennent le plafond.
C'est dans un de ces tombeaux que l'on peut voir un exemple de l'invention probable de la colonne. Le pilier carré se change premièrement en
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pilier octogonal, pui on piliei ô eize pan . i I enfin en pilier rond ou colonne proprement dite
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ractères de leur architecture. (Quelque.* un de ce- temp tient de merveilles par leurs dimensions gigantesques, dépassant en ('tendue tout qu'ont produit les autres nations «le l'antiquil
Le sentiment religieux de ce peuple 9e manifeste pai mar-
quable « 1m4 les monuments sont uniquement des temples, des palai tombeaux ; il ne reste en Egypte aucune habitation particulière, '-0111111' ces demeure- eussenl été considérées trop passagères
50. Caractères généraux. 1° L'inclinaison du parois extérieures des murs et /'/ grandi apparena <l> solidité cpju cela leur <i<>iin< I im
caractère d'enfance de l'art, que les constructeurs égyptiens ont toujours conservé, et qui leur venait de la forme des rocher- où ils avaient creusé leurs premier- temples et leurs tombeaux.
2 L< peu de saillie qu'offrent les constructions, qui Boni en plate&ba
c est-à-dire en bandes larges et unies. La seule saillie un peu importas que comportait la consl ruction est une large gorge en quart de cercle, appelée gorge égypt ienne, qui couronnait les murs. Elle était décorée de sculptures ou de peintures. Les toits même étaient plats, ce qui était facile dans un climat chaud et sec comme celui de l'Egypte.
■> Lu pesanteur <t la majesté colossale des proportions On peut se aire une idée de 1 immensité des constructions égyptiennes par les ruines du palais de l'ancienne Thèbes ; ces ruines forment une vraie forêt de colonnes au milieu de cette plaine désolée qu'arrose le Xil. Le temple de Karnak, par exemple, avait 1200 pieds de long sur 420 de large. Il avait douze entrées, bordées de chaque côté d'une rangée de sphinx. Les plus gro>colonnes mesuraient 12 pieds de diamètre et 66 pieds de hauteur.
Mais si les édifices s'étendaient démesurément dans le sens horizontal, ils avaient une hauteur comparativement moins considérable, ce qui leur donnait un aspect de lourdeur et de simplicité native qui ne leur ôtait pas cependant leur noblesse et leur dignité.
1 Le temple de Salonion, à Jérusalem, fut construit sur le modèle des temples égyptiens. Celui de Zorobabel, bâti d'une manière très simple, fut magnifiquement restauré plus tard, dans un style semi-grec, par Hérode le Grand.
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[mposer par les grandes dimensions plutôt que par I;» beauté des Formes, !<•] parait avoir été le but des Egj ptiens, dans leur architecture.
1 / - évériti it ht raideur des fornu Le caractère de sévérité qui domine dans le- constructions de- Egyptiens provient de L'esprit qui les inspirées : la pensée de la mort se dégage naturellement de Leurs édifices comme «le leur religion. Aussi le style égyptien sied l>i<'ii aux monuments funéraires. La raideur «les formes est produite par L'absence presque complète courbes et pat- la régularité, le parallélisme de- longues lignes horizontales, le ; fUt joint à l'uniformité du sol.
Lu prédominance des pleins sur les vides, et menu Vabsena quasi
Les édifices recevaient la lumière par la vaste cour
m ordinairement réservée au centre.
51. Gara tères particuliers. — L 'élément le plus caractéristique de
l'architecture égyptienne est la colonne, qui courte et massivi (fig.II). Sa hauteur varie entre quatre et sept fois le diamètre de la hase. Elle ne supporte que des plates-iandi s, l'arc n'ayant pas été employé en Egypte.
La colonne égypt ienne est le plus souvent une
représentation conventionnelle de la plante de
lotus ou de papyrus. La racine tient lieu de base,
le tronc est représenté par le fût1 de la colonne
,,,,., , et le bouton ou la fleur forme le chapiteau*, qui
1 1 < olonnee et chapiteaux , ' ' 1
égyptiens. s'évase ordinairement en forme de cloche renver-
sée. Il y a aussi dr> chapiteaux qui portent une figure humaine.
52. L'ornementation. — D'après les études qui ont été faites sur les monuments de l'Egypte, l'ornementation y a atteint son plus grand développement dès les premiers temps de la civilisation de ce pa\'s. Ce sont les œuvres les plus anciennes qui paraissent les meilleures et les plus près de l'imitation intelligente de la nature. L'art ornemental subit ensuite très peu de changement, parce qu'il fut soumis à la discipline établie par les prê-
3; et le respect inviolable qu'avaient les Égyptiens pour les traditions religieuses maintint l'art dans les limites légales.
1 lût : partie cylindrique de la colonne placée entre la base et le chapiteau.
2 Chapiteau : partie ornée, faisant saillie, et placée au sommet de la colonne.
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elle étail inl imemenl li( L'architec! u
aucun ornement Ban nuire à l'unité de l • n i mble.