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CHAPITRE III

I \ DISPOSITION DES ÉLÉMENTS DANS I \ ( OMPOSI I io\ <>k\i \ii \ i M i

S. Diversité de ces dispositions. Si avec vingt-cinq lettres on \> vient à exprimer toutes les nuances de la pensée humaine, on conce ment qu'il sera possible de taire surgir d'éléments et de principes peu nombreux des dispositions ornementales d'une variété infinie. C'est d< dispositions que nous allons mm- occuper maintenant.

1° Combinaisons de lignes droites, de lignes courbes et de figures géométriques. D'une manière générale on peut dire que toute com] sition ornementale est basée sur une construction géométrique; mais la combinaison d'éléments linéaires (fig. 1 et 2) constitue par elle-même un mode de décoration à part que Ton retrouve à toutes les époqui -

"Ces assemblages et ces croisement- < le figures -«'"métrique- ont donné naissance à une ornementation tellement variée qu'elle a suffi à des civilfc tiens où l'art décoratif est parvenu presque à Bon apog 1. - Ara et les Maures, peuples chez lesquels la loi religieuse interdisait tout symbolisme et toute figuration imitative des éléments naturels, livrés aux seules ressources de leur génie inventif , sont arrivés, dans le genre qui nous oc à une perfection qui n'a point été dépassée. Les effets puissants qu'ils ont obtenus par de simples combinaisons d'éléments géométriqu ' a et

5 b), montrent tout le parti que Ton peut tirer de cette sorte d'ornementation." Dessin à main libre — F. I. C.

2° Répétition. — La répétition est le retour continuel d'un même élément. C'est le mode le plus simple et le plus universel d'orner une surface. Il unit l'ordre à la régularité. Un élément qui est en soi peu intéressant.

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1 disposition des éléments.— Ornementa formés par combinaisons, répétition, alternance, etc.

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comme une ligne, un Angle, un arc de cercle pn ad de l'inl

i m ion M- [9 6 7 1,- H- une multitude de petit*- du

mrgir de pensée i [ue l'unité n'aurait pa ï;iit naii

l/u âge de la répét ition dépend beaucoup de tiéral, plus un élément i I impie plui il ceptible d'être ré

mais à mesure qu'il s'élève dan l'échelle de] ition^moin il supporte la répétition. Une forme végétale sera moin ceptible d'être rép< [u'une Forme géométrique, une forme animale moins qu'une form< la ( î 2 z: 1 1 1 * < * humaine moins que toute autre forme inférieur

Il y :i plusieurs modes <i> répétition :

Elle peut être en ligne droite verticale, horizontale ou oblique) ou en ligne courbe. ( î'esl le mode Buivî dans les bordures, les moulures, les

frises, etc.

(J>) Elle peut être faite dans toutes les directions, les élément ni distribués sur une Burface illimitée, de manière ^ former ce qu'on appelle un semis (fig, 18 h). On en trouve de nombreux exemples dans les d sins de papiers peints et d'étoffes. Ils sont toujours basés sur une construction géométrique, apparente ou non; et les éléments sonl ordinairement disposés à intervalles égaux et en forme de losanges. Le semis est une variété du réseau, mode de décoration dont nous parlerons plus loin.

(c) La répétition peut être suivie ou n nv< r«é : quand les élémen sont toujours disposés de la même manière, comme dan- les figures I el 5 : et renversée quand les éléments sont tantôt dans un sens tantôt dan- un autre, comme dans les ligures 6 et 7.

(d) Elle peut être continue ou discontinue, suivant que les éléments se touchent et se tiennent, ou qu'ils laissent un intervalle entre eux fig. 1 . 5 et 6).

(e) Elle peut être croissante ou décroissante, suivant que l'élément augmente ou diminue graduellement de grandeur, comme cela peut se voir pour l'ornementation d'un fronton ou de tout autre objet de forme pyramidale.

(f) Enfin, quand le contour de l'élément répété est tel que l'espace laissé entre deux éléments est de même forme que l'élément lui-même, on a une sorte particulière de répétition qu'on appelle répétition par contrepartie (fig. 6 a et 6 b, page 24).

3° Alternance. — L'alternance est la succession de deux ou plusieurs éléments qui reviennent tour à tour régulièrement (fig. 9. 10. 38 et 39).

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imbinaisons <l<i formes géométriques et réseaux.

Ce mode d'ornementation unit deux .mandes lois de la nature : la régularité et la variété. Cette variété va quelquefois jusqu'au contraste. Ainsi, dans la rangée d'oves de la figure 38, la forme arrondie des oves est alternée avec des dards aigus appelés aussi langues de serpent. Cette disposition fait ressortir par contraste l'élément principal qui est l'ove.

L'alternance subsiste lors même (ni'un même élément apparaît à des intervalles éloignés, pourvu que la répétition de cet élément ne cesse pas de frapper l'attention.

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I /alternant e 1 1 immc la r< i ><i it ion impl< dont ell< peut 61 rc cont unie Rg 9 ou di conl inuc \ i i ée fig 10 etc,

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grandeur entre deux parties d'un même de* in, emblablement pis rapport à une ligne réelle ou fictive ( ettelig b appelée axe d< \m i un dessin est Bymétrique : I Quand il est formé «!«• deux élémei m\ et semblables placés en regard de chaqu d'un Lee deu

éléments peuvent être symétriques par rapport à un b ertical ou | rapport à un axe horizontal. C'est dans les deux cas la yinétrie bilatéral* (fig, il . 2 Quand quatre ou huit unit ni placé< métriquement par rapport à deux axes à la fois : alors c'est la symétrie quadrilatéral* ou multilatérale (fig, 12 .

On distingue aussi la symétrie absolu* et la Bymétrie relatî La première existe quand les éléments sont parfaitement semblabl I la deuxième, quand il y a une différence dans les détails. S'iln'y a aucune symétrie, on a le parti irrègutiery qui consiste à placer l'élément principal, ou tout motif, sur un côté seulement.

La symétrie joue un grand rôle dans les arts décoratifs. Elle est d • pression simple, mais digne et élevée. C'est le mode d'ornementation par excellence.

On donne quelquefois à la symétrie un sens plus étendu, et on la définit : l'harmonie qui doit exister entre plusieurs parties coordonna- d'un même dessin. Il ne faut pas toutefois la confondre avec la proportion, qui est le rapport de grandeur entre le tout et ses parties.

La symétrie nous est présentée dans la nature, qui en multiplie . exemples, tant dans la flore que dans la faune. Les feuilles, les fleurs et les fruits ont ordinairement deux moitiés symétriques. Les êtres animés ont également les organes symétriquement disposés.

5° Rayonnement. — Le rayonnement consiste dans la ou

Yattemance d'un ou de plusieurs éléments autour d'un centre (fig. 13 . Ce mode d'ornementation s'adopte spécialement aux formes circulaires et polygonales régulières. Ainsi les rosaces sont des ornements formés par rayonnement (fig. 21, 43). Les dispositions étoilées et rayonnantes forment des motifs souvent reproduits même dans l'ornementation géométrique.

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rayonnement est encore une forme décorative empruntée à La nature, qui qous la présente dans la corolle de La plupart des fleure et même dans certains êtres animés, comme Lee zoophytes rayonnes, Les anémones de mer, etc.

6 Entrelacement. Ce genre d'ornementation est formé d'éléments géométriques qui se croisent suivant une disposition ordonnée fig. l l , ou de tiges qui s'entrelacent en passant alternativement l'une en dessous de rautre (fig. 69 , Ces ornements sont appelés entrelacs.

Cette disposition est essentiellement ornementale, parce qu'elle présente des arrangements régulièrement ordonnés, et souvent variés par l'alternance des éléments. Elle se prête en outre à des effet - heureux de Lumière et d'ombre.

7 Enroulement. Les enroulements -oui de- motifs d'ornementation formés d'ondulations, de spirales, et qui prennent le nom de volutes, de cuirs, de rina aux, d'arafo sqiu s.

La volute a joué un rôle important dans L'ornementation de tous Les meilleurs styles (no 5). C'est L'ornement caractéristique des chapiteaux ioniques et corinthiens (fig, V. page 104), et on la retrouve diversement interprétée dans un grand nombre d'ornements grecs, romain- et Renaissance (fig. L09, 114).

Les cuirs (fig. 15) sont des sortes de découpures qui s'enroulent en spirales. Ils sont ainsi appel*'- parce qu'ils imitent le cuir travaillé. Il servent à orner les cartouches et certains panneaux décoratifs.

Les rinceaux et La plupart des arabesques sont composés de tiges ondulées et de volutes fleuronnées (fig. 40, 49 et 92).

I )n trouve encore beaucoup d'exemples d'enroulements en volutes dans les consoles (fig. 15) et dan- Les ouvrages de fer forgé.

8° Réseaux et jeux de fond. On appelle réseau un assemblage de Lignes ou une combinaison de figures géométriques qui rappellent l'idée d'un rets ou filet. La distribution en réseau sert à décorer une étendue non définie en la recouvrant d'ornements qui reviennent d'une façon continue4, alternante ou périodique (fig. 16). Cette disposition constitue ce qu'on appelle aussi j< ux <i< fond. Le réseau est l'un des systèmes les plus importants de l'art décoratif. Il peut être formé de trois manières :

i i . i; \ i \i i \ i il LA COMl'OHITK) iLI

I || e i com] ii. g • ri(jui - romliii

de manière à former d< dé in de mosaïque, tel que «■■ u i qui ployée par les Romain . le B; Bantin • •' h Arabes lie 17 • > p ' I contoui

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Beuls «1»'- combinaison géométriques qui for ment réseau sont con Ben es et accusée -m* un fond de valeur ou de couleur différente, rempli d'une ornementât ion que le réseau encadre (fig. 17 b

3 La construction géomét rique sert de canevas non apparent à la

décoration. 1 rs sujets

occupent les points d'intersection ou les lignes du réseau qui n'existent plus sur le dessin, niais que l'esprit perçoil encore aisément (fig. 17c .

Les réseaux ou jeux de fond forment la décoration de la plupart des

tissus et des papiers

peines Fig- 17 d— Formes un peu simplifiées de feuilles de pi

Remarque. — Il est évident que tous les éléments ne se prêtent pas également bien à ces différentes ordonnances, et qu'il est nécessaire de choisir ceux qui conviennent le mieux à la disposition qu'on veut suivre.

Exemples d'exercices. — -Composer divers ornements dans le genre de ceux des figures 18 a et suivantes, page 29, en remplaçant la feuille de lilas par d'autres feuilles de plantes (voir figure 17 d).

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ronnier

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