‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 111 sur 167 · Voir Panonyme publié par Banduri, Imperium orientale · texte numérisé non relu

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l'art antique a coxstantinople. i83 somptueuses, et où, au dire de saint Augustin et de Sozomène, il n'y avait pas un temple païen *,• on vit s'opérer de la façon la plus naturelle la fusion des deux arts. Les œuvres les plus exquises du ciseau grec y furent offertes aux regards, mêlées aux statues dorées du Bon Pasteur et de DanieP, pendant que le trépied de Delphes décorait la spina de l'hippodrome ^ et que, debout sur une colonne de porphyre enlevée au temple d' Héliopolis, une statue d'Apollon, transformée en image de Constantin, et purifiée par une parcelle de la vraie croix cachée sous sa base, s'élevait triomphalement au milieu du forum *, C'est là un des côtés les moins remarqués,

sive antiquitates Constantinopolitance, 1. 1. p. lo, 12, i3, 15, 16, 58, 85, 87, 99 (Paris, 1711). ^

1. Gui (Gonstantino) etiam condere civitatem romano imperio sociam, sed sine aliquo daemonum templo simulacroque concessit (Deus). S. Augustin, De civitate Dei, V, 25. — Nec aris unquam nec tempiis ac sacrificiis inquinata est ; nisi quod a Juliano qui postea imperavit ad exiguum tempus haec tentata, statimque exstincta sunt. Sozomène, II, j, — Constantin fut si jaloux de garder vierge de toute idolâtrie la ville nouvelle, que, par un acte contraire aux principes qu'il appliqua ailleurs, il supprima et changea en églises deux temples païens de l'ancienne Byzance: Pun fut dédié à saint Mocius, l'autre à la sainte Vierge. Banduri, t. 1, p. 51, 81, 97.

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