‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 117 sur 167 · Rio, 1. 1, p. LUI · texte numérisé non relu

Rio, 1. 1, p. LUI

igS l'art antique a constantinople.

qu'on pourrait appeler rame traduiteaux regards, quands ils découvraient dans quelqu'un de ces types consacrés un pressentiment et comme une ombre des réalités chrétiennes. Si l'imitation montait jusqu'à ces hauteurs, qui touchent à l'essence même de l'art, à plus forte raison s'arrêtait-elle à sa partie extérieure et technique, à ce qui est seulement tradition, forme et style. Ici , l'art grec régnait en maître. Parmi les créations des artistes de Byzance, celles mêmes qui en paraissent le plus éloignées dérivent cependant de cette source. J'en citerai un exemple curieux. Quoi de moins grec, en apparence, que la colonne torse ? Quoi de plus byzantin dans l'ordinaire et défavorable acception du mot ? Et cependant, si l'on en croit une ingénieuse conjecture*, le modèle en aurait été pris sur le triple serpent enlacé que les Grecs avaient consacré à Delphes, et qui formait une véritable colonne supportant le trépied d'or. Elle fut placée par le premier empereur chrétien dans l'hippodrome de Constantinople, où elle existe encore en partie. Un voyageur érudit du xvi* siècle la décrit ainsi : « C'est

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