I. s. Augustin, Sermo 6i
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Ils contraignent les chrétiens à prendre part à des repas sacrilèges et troublent leur culte par des danses *. En 408, dans la ville africaine de Calame, une procession païenne passe devant l'église où les chrétiens étaient rassemblés, y jette des pierres, la tient en quelque sorte assiégée pendant plusieurs jours, et finit par y mettre le feu *. La répressioij dut être quelquefois sévère : nous voyons par les lettres de saint Augustin qu'en beaucoup de lieux on commence à renverser, par Tordre des magistrats, des temples, des idoles et des bois sacrés ^ : Tévêque se préoccupe d'empêcher que ces exécutions souvent méritées dégénèrent en représailles chrétiennes : il interdit aux fidèles de s'approprier aucun objet provenant d'un temple abattu, aucun arbre ayant fait partie d'un bois détruit *. Quand la destruction d'une idole a eu lieu sans une raison légi-
1. Canones Ecclesiœ Africce, LX, dans Hardouin, t. I, p. 898.