‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 131 sur 167 · I . s. Ambroise, Ep · texte numérisé non relu

I . s. Ambroise, Ep

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meurtriers : son scrupule d'équité en pardtra plus touchant. Il saisit avec une habileté généreuse l'occasion de faire voir aux païens jusqu'où pouvait aller la douceur évangélique.

Il serait facile de montrer, de même, la différence qui existe entre saint Ambroise, parlant au nom de principes incontestables, mais qa'un prince chrétien comme celui auquel il s'adressait était seul en état de comprendre, et saint Augustin obligé de faire un choix, pour ainsi dire, entre les deux faces que présentait une question complexe, et de parler aux païens le seul langage de l'équité naturelle, au lieu d'invoquer le droit absolu de l'Église, qu'ils n'eussent pas compris. « Il semble que sur ce point la discipline ecclésiastique n'était point unanime au IV* siècle, » dit M. l'abbé Baunard *, rapprochant la lettre de saint Augustin de celle de saint Ambroise : cette discipline variait évidemment selon les circonstances locales, selon le degré de foi , d'instruction , d'intelligence chrétienne, qu'offraient les individus ou les populations avec lesquels les évêques étaient obligés de traiter.

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