‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 147 sur 167 · Rexkan, Mission de Phénicit, pL xlyiii · texte numérisé non relu

Rexkan, Mission de Phénicit, pL xlyiii

2, Voir Froehncr, Les inscriptions grecques du -Louvre, n»* 269-274, p. 509-JI1.

lors de la transformation de l'édifice en église, une abside dont il ne reste plus de traces.

M. de Rossi, qui, en 1862, a pu étudiera Paris cette mosaïque, pense qu'elle appartient à deux époques différentes : la partie qui entoure immédiatement l'inscription a été refaite au vi* ou vil' siècle, le reste n'a subi aucune altération, et est un vestige parfaitement conservé d'un édifice antique. Les paroles par lesquelles M. de Rossi a justifié cette opinion, dans une séance de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, sont trop remarquables, et se rapportent trop directement à l'objet de nos études pour n'être pas citées intégralement :

« Dans les siècles où la religion chrétienne avait remporté une complète victoire, lorsqu'on transformait en basiliques les temples profanes ou les salles des édifices anciens, on ajoutait une abside au monument, et l'on y disposait une enceinte réservée au clergé et aux cérémonies. Cette partie, refaite ou seulement appropriée à sa nouvelle destination, portait l'ornementation et le symbole du christianisme ; souvent le reste n'était pas changé, alors même qu'il s'y trouvait des images franchement païennes... La mosaïque de

DES TEMPI-ES EN EGLlStb. J. J^

Sour est dansées conditions des monuments de ce genre : elle a été faite vers Tépaque constantinienne, peut-être pour une basilique profane, et lorsque, plus tard, on a consacré cet ouvrage au culte chrétien, ou lorsqu'on Ta restauré au vu® siècle, on a seulement refait la partie qui couvrait le sanctuaire et ses dépendances, probablement avec les cubes mêmes de la mosaïque préexistante, ce qui expliquerait l'identité des cubes dans tout l'ouvrage*. »

M. de Longpérier et M. de Saulcy ont donné pleine adhésion à l'opinion exprimée par M. de Rossi ^. M. Renan, au contraire, s'en est séparé. Il pense que la mosaïque est tout entière d'une seule époque, et contemporaine de l'église même à laquelle elle servait de pavage: il l'attribue, comme cette église, au vi* ou au vu* siècle. Les termes, de l'inscription lui paraissent l'indiquer, et des particularités d'orthographe qui se retrouvent identiques dans cette inscription et dans les légendes écrites près des figures représentant les

1. De Rossi, dans les Comptes rendus de V Académie des inscriptions et belles-lettres, 1862, p. 162,

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