Procope, De Bello Vandalico, I
4. Féa, sur Winckelmann, 1. VI, ch. viii (t. II, p. 507, note).
5. In civitate nota et emi nentissi ma Carthagi ne Africae Gaudentius et Jovius comités imperatoris Honorii quartodecimo kalendas Aprilis falsorum deorum templa everterunt et simulacra fregerunt. De civitate Dei, XVIII, 54.
6. Canones Ecclesiœ Africce, lviii, dans Hardouin, 1. 1, p. 898. Voir plus haut, p. 2 j 5.
ordonne que les temples demeureront intacts*. Deux ans plus tard, un autre concile de Carthage sollicite des empereurs l'autorisation d-abattre quelques temples : ce qui prouve qu'ils n'avaient pas été renversés ^. Là où saint Augustin dit que les temples furent abattus, l'auteur du livre des Promesses dit seulement que Gaudentius et Jovius reçurent l'ordre de les dépouiller'. Il eût d'ailleurs été difficile d'abattre en un seul jour tous les temples de Carthage, tandis qu'un seul jour suffisait pour les fermer. Il faut donc lire avec précaution et accepter avec défiance les phrases trop générales des écrivains de cette époque. Quand ils disent: « Tous les temples furent, à tel moment, sur l'ordre de tel souverain, renversés en tel lieu, » c'est à peu près comme si un auteur du commencement de ce siècle avait écrit : « La Convention renversa en France toutes les églises, » ou comme si quelque journaliste contemporain, parlant d'une des plus récentes violations de la liberté religieuse, s'ex-