Inscript» christ, urbis Romœ, p
2. Roma Sotterranea, t. II, p. 199 et tar. tr ; Rome 5011terraine, p. 158, 250, etpLxiiyXm.
LES BARBARES ET LES TEMPLES, 3ll
trouve des marbres provenant des édifices des Arvales jusque dans le cimetière qui fut créé dans Tenceinte de Rome, sur le mont Esquilin, pendant la seconde moitié du vi* siècle*.
Il est temps de clore cette lamentable histoire, et de jeter un voile sur cette agonie. On a vu quels furent les véritables auteurs de la ruine des monuments antiques : non pas les chrétiens, mais les Barbares. Le peuple, qui a bien, à sa façon, le sens historique, puisque c'est le plus souvent à ses dépens que se fait Thistoire, ne s'y est pas trompé. Les Goths demeurèrent dans l'esprit du peuple de Rome comme des personnages légendaires : ils ne cessèrent de hanter son imagination. Au XVI* siècle, on se figurait qu'il existait des êtres mystérieux de ce nom, ennemis acharnés des antiquités romaines, qu'ils venaient abattre la nuit à coups de marteau, — une sorte de bande noire surnaturelle. Les esprits éclairés répétaient eux-mêmes ces fables populaires : les hommes de la Renaissance se montraient volontiers crédules quand leur chère antiquité était en cause ! Un sculpteur et antiquaire du xvi« siècle. Fia-