Ibid
byGoogk
qui construisent avec les matériaux ravis à une tombe fabricandi causa * ; qui dépouillent de leurs sculptures les salles et les portiques dont la demeure du mort était entourée^. Un autre genre de cupidité amenait souvent la profanation des tombeaux. De vulgaires voleurs ne craignaient pas de détruire des monuments magnifiques, de pénétrer dans les chambres sépulcrales, d'ouvrir jusqu'au cercueil où le mort reposait, pour en extraire les métaux précieux ou les riches étoffes qui pouvaient y avoir été enfermés avec lui. Il semble que ce crime ait été surtout fréquent dans les provinces orientales de l'empire : parmi les Pères de l'Église, les latins n'en parlent presque jamais, les grecs, au contraire, le poursuivent comme un mal public. Saint Grégoire de Nazianze et saint Jean Chrysostome s'élèvent avec indignation contre ces profanateurs : ils les accablent, l'un des foudres vengeresses de son éloquence, l'autre des traits acérés de ses poétiques épigrammes ^.