Ibid
3. S. Jean Chrysostome, In Matth, Homilia XXX, <,', Inl Cor, Hom. XXXV, 6 ; S. Grégoire de Nazianze, Epigrammata (XXXI à XCIV, éd. Migne).
Deux textes seuls parlent de chrétiens s' associant, pour des motifs divers, à ces actes de destruction. Le premier est une des épigrammes de saint Grégoire de Nazianze*, qui paraît avoir en vue une classe de déprédateurs toute différente de celle à laquelle la plupart des autres sont adressées. Rien n'est plus dur que Taccent du grand évêque reprochant à certains fanatiques de démolir d'antiques sépulcres pour élever, avec leurs pierres, des monuments aux martyrs. « Buveurs, hommes esclaves de votre ventre, dont la vie est un vomissement, jusques à quand prétendrez- vous honorer les martyrs aux dépens des tombeaux d'autrui, entraînés par une dévotion mal entendue ^ ? » Il fait parler les martyrs euxmêmes : il met dans leur bouche cette malédiction : « Laissez les sépulcres aux morts! puisse celui qui nous élève des monuments avec des matériaux volés demeurer, à son tour, privé de sépulture ^ ! » On voit que l'autorité ecclésiastique était peu indulgente pour les actes de cette nature : elle ne se montra sans doute pas moins sévère à Rome qu'en Orient.