‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 27 sur 167 · Ibid.y IX, XVI, I (anno j · texte numérisé non relu

Ibid.y IX, XVI, I (anno j

des serviteurs des oracles, de tout le clergé inférieur des faux dieux, paraissait dangereuse à l'autorité publique. Qu'ils exercent leur métier à la lumière du soleil, cela est permis, puisque Tinterdire serait interdire l'exercice même du culte païen ; mais « que ni les aruspices, ni les prêtres, ni ceux qui pratiquent les rites de cette nature n'entrent dans une maison particulière et n'en franchissent le seuil, même sous prétexte de rendre visite à un ami*. »

Cette interdiction, renouvelée de la loi des Douze Tables^, avait déjà été portée par Tibère ^ et Dioclétien*; mais, en l'édictant à son tour, Constantin obéissait à une pensée plus haute que la crainte des conjurations secrètes et la défiance politique. Il sentait qu'il attaquait ainsi le paganisme dans ses oeuvres vives s. Au iv« siècle, celui-ci ne vivait plus que de superstition. La foi aux dieux s'était évanouie : on ne croyait plus qu'aux arts occultes, mais on y croyait et on les pratiquait passionnément. « Tel, dit un écrivain

I. Code Théod,, IX, xvi, 2 (anno 319). — 2. Parag. X. — 3. Suétone, T.iberius, 63.

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