‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 28 sur 167 · Code Justinien, IX, viii · texte numérisé non relu

Code Justinien, IX, viii

3. Idolatria... artis magicae viribus nititur... Ars magica, ex qua subsistit idolatria. S. Jérôme, Ep. 96.

de cette époque, nie l'existence des pouvoirs célestes, qui ne se hasarderait pas à sortir de chez lui, ni à se mettre à table, ni à prendre son bain, sans avoir consulté son calendrier. Ne fautil pas déterminer au préalable l'exacte position de la planète Mercure? savoir à quel degré se trouve en ce moment la lune dans le signe du Cancer*? » L'historien même qui raille ainsi la folie de ses contemporains croyait aux augures, aux auspices, à la divination par le vol des oiseaux, par les entrailles des victimes, par les sons, les apparitions, le tonnerre, les éclairs, le sillage des étoiles ^ : il ajoutait foi aux songes. Le futur restaurateur du paganisme, Julien, se livrait aux pratiques des augures et des aruspices, « comme tous les adorateurs des anciens dieux, » dit Ammien Marcellin ^, qui ajoute, peignant d'un mot moins, encore Julien que tout le paganisme du iv^ siècle : « Il y avait dans son culte plus de superstition que de religion véritable *. » La superstition était la même chez tous, grands et petits. Un cocher du cirque met son fils en pen-

Page 1