Ibid
teurs, et ouvrit la voie à de singuliers procès, où Taccusation de sorcellerie et celle de lèse-majesté étaient perfidement mêlées ^ Mais si elle fut malhonnêtement exploitée par des courtisans avides, cette législation n'en eut pas moins une portée générale qui dépassa de bien loin le cercle où s'agitaient leurs basses intrigues. Elle compléta Toeuvre commencée par Constantin :
elle resserra autour de la citadelle officielle du paganisme la ligne d'investissement. Constantin avait enlevé aux adorateurs des faux dieux une première position, la divination secrète : Constance les chassa d'une position infiniment plus forte et plus facile à défendre, la divination publique : « le diable, selon l'expression d'un contemporain, fut, en quelque sorte, renfermé dans ses temples^. »
Constance, cependant, avait plus ouvertement encore déclaré la guerre à l'idolâtrie. Non-seulement, comme on vient de le voir, il l'avait attaquée obliquement, multipliant autour d'elle les travaux d'approche : mais encore, uni d'a-