‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 33 sur 167 · I. Ammien Marcellin, XVI · texte numérisé non relu

I. Ammien Marcellin, XVI

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LE CULTE ET LES MONUMENTS PAÏENS. Sq

fixe, et ne faisant un mouvement que pour incliner sa petite taille quand il passait sous un arc de triomphe. Malgré ces apparences imposantes, Constance, pendant son séjour à Rome, se montra bon prince : ses paroles, ses démarches, tout en lui fut bienveillant pour la grande capitale du paganisme. Il la visita en artiste. Les forums, les statues, les thermes, les temples excitèrent son admiration. « Celui de Jupiter Tarpéien lui parut remporter sur le reste autant que les choses divines l'emportent sur les choses humaines *. » Conduit par les sénateurs, heureux de lui faire les honneurs de Rome, « il considéra, dit Symmaque, les sanctuaires d'un œil tranquille, lut les noms des dieux inscrits sur leurs frontons, s'informa de l'origine de ces édifices, et témoigna de son admiration pour ceux qui les avaient construits 2. » Une seule fois le chrétien, ou plutôt le catéchumène, l'emporta sur le touriste : avant de prendre la parole dans le sénat il demanda que l'on retirât de la curie l'autel de

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