‹ L'art paien sous les empereurs chrétiensChapitre 34 sur 167 · I. Ammien Marcellin, XVI, lo · texte numérisé non relu

I. Ammien Marcellin, XVI, lo

z. Per omnes vias Urbis laetum secutus senatum, vidit placide ore delubra, legit inscripta fastigiis deûm n.omina, percontatus est templorum origines, miratus est conditores. Symmaque. Ep,, X, 61.

la Victoire *. Scrupule tout personnel, qui n'infirme en rien la modération prudente de son attitude pendant ce voyage.

Sans doute, cette conduite de Constance paraît étrange. L'esprit moderne, prompt à traduire les paroles en actes, et à tirer des principes leurs conséquences logiques, comprend difficilement la politique confuse des empereurs du iv* siècle. Ici, des lois qui interdisent en termes formels, sous des peines' atroces, l'exercice du culte païen; là, le prince même qui les a rendues visitant paisiblement une ville où le paganisme est encore tout vivant. Faut-il dire, avec plusieurs érudits, que les lois de 346 et de 356 furent rédigées, mais non promulguées, qu'elles demeurèrent à l'état de projet, et ont été retrouvées dans les archives de la secrétairerie d'État par le compilateur du Code Théodosien, qui les inséra dans son recueil ? Cette conjecture, présentée d'abord par La Bastie, suivie par Beugnot, et adoptée par M. de Broglie^, me paraît trop ingénieuse pour être vraie. Une explication plus simple peut, ce

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