IV INTRODUCTION
jugement incomplet ou inexact, il n'en serait pas moins fort difficile de le refaire. Mais, préoccupé surtout de la partie historique et religieuse de son sujet, M. Beugnot en effleure à peine la partie artistique : personne, si je ne me trompe, ne Ta étudiée avec détail après lui. J'essaye de combler cette lacune. Le tableau des siècles qui ont suivi la conversion de Constantin, considéré de ce point de vue, he manquera peut-être ni d'originalité ni d'attrait : et il ne sera point impossible d'en tirer, sous une forme nouvelle, la leçon morale que présente aux méditations de l'historien et du politique la manière dont le christianismie a traité l'ancienne société.
Que devinrent les monuments du culte païen après le triomphe de l'Église et sous le règne des empereurs chrétiens ? Si l'on en croit beaucoup d'historiens modernes, et même quelques écrivains anciens, la réponse est facile, ou plutôt la question ne saurait être posée. Le christianisme victorieux fit comme la plupart des vainqueurs de ce monde : il proscrivit le vaincu et tout ce qui tenait au vaincu. A peine échappé aux persécutions, il devint persécuteur. S'il ne vengea pas ses martyrs sur les païens, il vengea au moins ses
byGoogk