INTRODUCTION. V
sanctuaires dévastés sur leurs temples. .« L'idolâtrie, dit un illustre sculpteur du xv* siècle, eut à souffrir, sous Gonstantin,les plus grandes persécutions, de manière que toutes les statues et les peintures, qui respiraient tant de noblesse et de parfaite dignité, furent renversées et mises en pièces, en outre des châtiments sévères dont on menaça quiconque en ferait de nouvelles, ce qui amena Textinaion de Fart et de* doctrines qui s'y rattachent*. » Cent ans plus tard, Vasari tient un langage semblable : il montre « les chrétiens, dans leur ardeur, à anéantir tout ce qui pouvait rappeler le paganisme, détruisant nonseulement les statues merveilleuses, les sculptures, les peintures, les mosaïques et les ornements des faux dieux, mais encore les images des grands hommes qui décoraient les places publiques, » et il ajoute que « ce zèle trop fougueux causa la perte des beaux-arts ^. » Un économiste éminent de notre époque s'exprime de même : il parle de « Tordre de destruction parti de haut, » qui « opérait à Tégard des idoles comme procédèrent au xvi** siècle les protestants, comme
I. Ghiberti^ cité par BÀo,De l'Art chrétien, t. I, p. jij, a. Vasari, Vies des peintres, sculpteurs et architectes. Préface.